Articles Tagués ‘poisson’

Cadavres sur la plage, os blanchis, chairs meurtries, pourries, arrête !

Me suis rendu chez l’écailler, sur le port. Il fait aussi dans le poisson, pas très original.
J’ai acheté un maquereau pour ma gentille petite morue qui les adore. Un vrai, l’œil vif, bleu comme un ciel de tourmente, frais comme un gardon. Le maquereau vivant, c’est fou comme ça sent la vie, c’est fou aussi le prix qu’il faut mettre, sans doute à cause du prix de la vie.
Barcasse empruntée, ramé, ramé ou nagé, comme disent les marins. C’est qu’il faut souquer dur pour atteindre le presque grand large, devenu bien étroit. Aux petits soins, la bête a retrouvé la forme. Je l’ai glissée dans l’eau.

La pêche, depuis que ça pollue à force que ces putains de bateaux qui viennent de Chine, du Japon et de partout ailleurs pètent et défèquent dans l’onde bleue qu’on a salée avec du sel de Guérande, la pêche, je l’ai plus. Les poissons crèvent la bouche ouverte, les moules leurs lèvres descellées, les autres leurs neurones bétonnés et le reste plastifié.
Non seulement on n’a rien contre une jardinière de légumes, mais on s’est régalés, ma petite morue et moi.

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1 milliard 200 millions de catholiques sur terre. Incroyable ! À croire que les cathos, quoi qu’on en dise, coïtent largement autant que les autres, si ce n’est plus. 
J’imagine qu’ils communient au même moment. Mais non, pas lors de leurs ébats ! Il est bien entendu que, tous ne pouvant passer à confesse, la plupart ne seront pas en état de grâce et qu’une autre plupart sera même en état de péché, du banal véniel à celui de luxe, mortel. 1 milliard d’hosties ! Un sacré marché, les hosties… Plus que les missels et les bibles qu’on se refile de grenouilles de bénitier en tétards de fonts baptismaux. 
Tout de même extraordinaire, qu’il y ait autant de cathos, surtout qu’au départ, on ne peut pas dire qu’ils tenaient longtemps. Je ne sais pas comment ils s’y sont pris, mais pour moi, ça tient du miracle. 1 milliard 200 millions !
Certes, il ne faut pas rêver, et tous n’assistent ni aux messes, ni aux angélus, ni à vêpres, ni aux complies, et tous n’ont pas la foi, la vraie foi chrétienne, mais tous ont bien dû être baptisés, s’ils sont cathos. Alors l’hindouisme, avec ses 10 millions de zozos qui vont faire trempette dans le Gange, ses adeptes peuvent aller se rhabiller.
Une grande et belle famille, les cathos. Oui, il arrive qu’ils se chamaillent, mais dans l’ensemble, ça ne se passe pas si mal. Petit clergé ou laïcs, je parle de ceux de base, soyons sérieux. Parce qu’au Vatican, entre les luttes de pouvoir, les cachoteries, les larçins, les coups en vache et les poissons du 1e avril qu’ils s’accrochent dans le dos en rifougnant méchamment, ça n’est pas la même. Mon bon Jésus, tu as vu ce qu’ils font de ton symbole ? Si on en croit les mauvaises langues, ça se réconcilie bien un peu sur l’oreiller, mais ça n’empêche en rien les crocs en jambe vicelards que certains font à leurs petits copains, rien que pour les faire bisquer ou pour avoir la meilleure place au réfectoire. Celle à la droite du quasi dieu vivant qu’est le pape, et à une coudée du secrétaire d’État qui fait la pluie, le beau temps, plus quelques tours de magie à côté desquels ceux de Houdini n’étaient que de gentils amusements pour des bambins un rien crétins. Mais quel boulot pour parvenir à être dans les petits papiers du Grand Pontifiant et, en même temps, du Grand Manipulateur. Bravo !
Et bravo à ces catholiques qui observent un rien aveuglément ces règles qu’on leur édicte, règles que nombre de leurs auteurs ne respectent que selon leur bon vouloir et intérêt personnel, en même temps que, prenant sans doute des lanternes pour des vessies et leurs ouailles pour des idiots, ils parjurent, rompent allègrement leurs vœux, violent leurs serments et plus. Si affinités.