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A force d’entendre FAITES DES MERES à tous bout de chant à la radio, on est bon citoyen ou pas, avec des potes on s’est dit, hé les gars, on y fais ? Vouais, on a tous dis, on y fais pace que faut bien y faire, pisque ils y disent.
Bon, l’a fallu trouver des gonzèces qui soyent aussi des bonnes citoyènes. Les premières qu’on leur y a demandé, pas chaudes qu’elles était, sauf quèques unes, des vielles, dans les 25 ans, par la. Des chiars, on sais pas si elles en feront, mais nous, on a fais notre boulo. Cé pas pour sa que dans le poste ils on arété, que c’été comme si on avais rien fait, quoi. Alors on sait remi au boulo. Direxion la zupe, on sait dit, paraitré que c’est bourré de gonzèce.
Et fectivement, ça en été bourré, sauf que, question sence civique, on peu pas dire que c’été sa. On leur aurais pas forcé la main, je veus pas dire, ces pas demain la vèye que sa aurai fais des mères.
Après, la radio, c’été encor le mème truc, avec en plus, mais sait peutètre qu’on y avais pas entendu avant, ils disais qui falé faire des cados, que sait normal, qu’elle le mérites et tout, rien que des coneries, daprés moi. Merde, on sait dit, si en plus faut faire des cados, alors qu’on y a déja fais, vous croyais pas les mecs, qu’on se fou de notre gueule.
Bon, on est pas des chiens, alor on sait dit qu’on alais en faire, des cados.
On s’y ai tous mit, surtout moi qu’a écris la lètre, a cause que les autre, je veus pas dire, mais sait pas l’aflabétisacion qui les fais boité ni non plus quelle les étoufe.
On a demandé au père noèl, au bon dieu, au sein patron des mères en question, on en a profité pour demandé pour les notres, de mère. Demande aussi a jésu a sugéré un des gars, on sait jamais. Allah aussi, a dis un notre. Du Momo tout craché, je croix.
Le père noèl, j’y croix pas plus que sa, mais aprés tout, on sait jamais, va savoir que sa serait pas un bon citoyen par hazar si sa se trouve, que les gamines, hein… mais sa sait pas nos afaires.

Moi, a cause que le père il dit toujour a la mère quelle peut toujour repassé, j’ai comandé une planche a repassé avec le fer qui va avec, un fer a repassé. Aussi une friteuze, qu’on se frite toujour a la maison, que sa y fera pour nous. Pour une des que j’ai engrocé, je vois pas pourquoi pas, j’ai demandé de la crème à épilé, que pour un peu, je serez encore en train de cherché par ou sait con passe. Pour une autre, une petite culote, a cause quel en avais pas, sait un cou a prendre froid surtout si ils y livres a noèl. Pour ma mère, je sait pas si sa fera, j’ai aussi demandé qu’ils envois un notre bonhome que mon père, que dapré elle il es toujour a courir dehor et qu’a force, sait sur qu’il dois ètre sur les rotules, et que s’il est pas a courir, sait sur elle qu’il est, comme si on été déja pas assez nombreus a la maison. J’aime autemps qu’il ai pas écouté la radio et leurs faites des mères.
Les autres gars, j’ai écri ce qu’ils voulais.
Après on sait dit que l’an prochain, sa serais pas plus bète qu’on irait tous en Scierie ou par labat, Liraque, que sait pas sa qui manque, les gonzèce, qu’il paraitré mème que sa se fais aussi, mais a leure façon, qu’en plus sait bouré de gonzèce, et que sait surment pas labat quelle risques de refusé comme y’en a qu’on refusé ici, a cause de chsai pas quoi, les cones.
Sa c’étais dimanche dernier, çuis d’aprés, le prochain, le dimanche daprés, quoi, c’est un autre machin avec encore les mères. Les municipales, ils ont dit a la radio.
Le mois de mai, sait bourré de fètes, comme la fète dieu, mais daprés moi sait pas un cado, et si vous voulais mon avis, sa vaux pas celle des mères.

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Oui, je sais, ou à défaut de le savoir, je m’en doute : comme tout être normal, vous n’allez pas bien, c’est normal, et ça n’a rien de bien exceptionnel. Si cela vous convient, ne changez rien. D’autant si vous accordez une grande importance à la durée de vie, une longue vie.
Si, au contraire, ça vous pèse légèrement ou vous gêne aux entournures, devenez anormal : vous irez mieux. Quitte, éventuellement, à vivre moins longtemps.
Enfin, c’est à vous de voir.
Pour moi, c’est tout vu. Sagement élevé dans des principes et préceptes plus sages que ne les prônèrent Bouddha, le Prophète (celui dont je tairai le nom pour n’avoir pas d’embrouilles avec ses divins représentants, des gens bien comme il faut), Jésus-Marie-Joseph et Noël Godin, plus connu sous le sobriquet d’Entarteur –un rigolo qui faisait même rire les portes de prison–, j’ai passé mon temps d’imbécile pas particulièrement heureux en me faisant chier comme un rat mort à observer lois, règlements et autres règles morales n’ayant pour tout objet qu’interdire, défendre, prohiber, censurer, empêcher… sinon panpan culcul. Une vie tout ce qu’il y a de plus normale, vécue dans une indifférence aux autres qui n’avait d’égale que celle qu’ils me portaient, si je puis dire. Une vie tout ce qu’il y a de plus normale, je me répète, et d’une banalité à toute épreuve, bref, une vie sans autre intérêt que celui, modeste, servi par ma modeste banque et n’ayant jamais dépassé le taux de 1%, les meilleures années, une fois déduits les frais de gestion. Pas une seule fausse note, pas la moindre grossièreté –si ce ne sont quelques “crottes de bique” osées, mais dont je m’étais toujours excusé tête basse et en toute humilité–, pas le moindre orgueil, la moindre méchanceté, le moindre impayé (y compris pour des factures émises par des escrocs). Ni les moindres délit, écart, ruade, révolte, colère, irrégularité, faux pas (quand bien même m’aurait-il permis d’éviter une déjection canine), déviance, contravention, crime, entorse (quand bien même m’aurait-elle permis d’éviter pire) ; pas les plus petits manquement, méfait, transgression, violation, errement, offense, transgression, vice ou même brève et discrète séance d’onanisme. J’en rajoute, on l’aura compris, ayant tout de même commis quelques menues incartades, si pâlichonnes que jamais elles n’auront eu la moindre fâcheuse incidence pour autrui.
Une vie affligeante, en fait, lot de ceux qui se vouent à l’obéissance et refusent tout conflit, celui-ci consisterait-il seulement à vouloir chercher des poux à des teignes agressives ou autres saletés urticantes. Jusqu’au jour où…
Je ne dirai pas ce qui s’est passé ce jour-là, et qui me fut révélation salutaire. Mais je ne saurais taire ce mémorable « Putain de bordel de merde de saloperie de chiottes » qui m’était sorti des lèvres, suivi d’autres gentilleses stylées où il avait été question de « fils de pute, connards, bande de pétasses, enfoirés, sales cons, enculés, couilles molles… assortis de pédés, rastaquouères, métèques, niakoués… J’avais même osé « jobards », c’est pour dire.
Je m’étais retrouvé au poste –les flics ne précisent jamais « de police », c’est bien entendu sous-entendu– où ma verve devenue insatiable en avait rajouté. De là on m’avait conduit au Hachepet, l’hôpital psychiatrique, service de jour. Où j’avais rapidement et largement enrichi mon vocabulaire grâce à l’entremise d’une prostituée qui l’avait trouvé d’une rare indigence. En somme, de la pure éclate, pareille à celle que produisent les électrons libres. Électron libre que je suis devenu ce jour-là. 

Les gens pas normaux, quand ils s’agitent, les gens normaux les enferment, c’est connu, derrière des barreaux, de bons et solides barreaux fabriqués par des gens tout ce qu’il y a de plus normaux et obéissants, bons ouvriers et tout. Les gens anormaux d’un côté, et parce que « qui se ressemble s’assemble », les gens pas normaux de l’autre, ou anormaux, si vous préférez. Seulement séparés par des barreaux et par l’air qu’il y a entre les barreaux, même pas de l’air comprimé. Vous voyez ? 
Et croyez-le ou pas, je vais mieux, même si personne n’est capable de me dire ce que ça signifie, pour moi et en moi, d’aller mieux. Vous comprenez ?

1 milliard 200 millions de catholiques sur terre. Incroyable ! À croire que les cathos, quoi qu’on en dise, coïtent largement autant que les autres, si ce n’est plus. 
J’imagine qu’ils communient au même moment. Mais non, pas lors de leurs ébats ! Il est bien entendu que, tous ne pouvant passer à confesse, la plupart ne seront pas en état de grâce et qu’une autre plupart sera même en état de péché, du banal véniel à celui de luxe, mortel. 1 milliard d’hosties ! Un sacré marché, les hosties… Plus que les missels et les bibles qu’on se refile de grenouilles de bénitier en tétards de fonts baptismaux. 
Tout de même extraordinaire, qu’il y ait autant de cathos, surtout qu’au départ, on ne peut pas dire qu’ils tenaient longtemps. Je ne sais pas comment ils s’y sont pris, mais pour moi, ça tient du miracle. 1 milliard 200 millions !
Certes, il ne faut pas rêver, et tous n’assistent ni aux messes, ni aux angélus, ni à vêpres, ni aux complies, et tous n’ont pas la foi, la vraie foi chrétienne, mais tous ont bien dû être baptisés, s’ils sont cathos. Alors l’hindouisme, avec ses 10 millions de zozos qui vont faire trempette dans le Gange, ses adeptes peuvent aller se rhabiller.
Une grande et belle famille, les cathos. Oui, il arrive qu’ils se chamaillent, mais dans l’ensemble, ça ne se passe pas si mal. Petit clergé ou laïcs, je parle de ceux de base, soyons sérieux. Parce qu’au Vatican, entre les luttes de pouvoir, les cachoteries, les larçins, les coups en vache et les poissons du 1e avril qu’ils s’accrochent dans le dos en rifougnant méchamment, ça n’est pas la même. Mon bon Jésus, tu as vu ce qu’ils font de ton symbole ? Si on en croit les mauvaises langues, ça se réconcilie bien un peu sur l’oreiller, mais ça n’empêche en rien les crocs en jambe vicelards que certains font à leurs petits copains, rien que pour les faire bisquer ou pour avoir la meilleure place au réfectoire. Celle à la droite du quasi dieu vivant qu’est le pape, et à une coudée du secrétaire d’État qui fait la pluie, le beau temps, plus quelques tours de magie à côté desquels ceux de Houdini n’étaient que de gentils amusements pour des bambins un rien crétins. Mais quel boulot pour parvenir à être dans les petits papiers du Grand Pontifiant et, en même temps, du Grand Manipulateur. Bravo !
Et bravo à ces catholiques qui observent un rien aveuglément ces règles qu’on leur édicte, règles que nombre de leurs auteurs ne respectent que selon leur bon vouloir et intérêt personnel, en même temps que, prenant sans doute des lanternes pour des vessies et leurs ouailles pour des idiots, ils parjurent, rompent allègrement leurs vœux, violent leurs serments et plus. Si affinités.

« Les femmes, qui provoquent par leur habillement succinct, qui s’éloignent de la vie vertueuse et de la famille, provoquent les instincts et doivent se livrer à un sain examen de conscience, en se demandant : peut-être le cherchons-nous ? »

Tel est le petit manifeste qu’a placardé sur la porte de l’église de son patelin (San Terenzo, Italie) Don Piero Corsi, le bon curé. Qui s’est fait sonner les cloches par sa communauté, rien que des ingrats que, personnellement, j’invite à se confesser et à faire repentance, faut quand même pas déconner avec ça.
C’est vrai, quoi. Entre les pétasses qui portent des strings à la messe, les salopes qui ne portent pas de petite culotte et celles qui n’en ont pas changé depuis leur dernière relation sexuelle et dont l’odeur attire les mâles en rut, on va où ? Et les greluches avec une jupette à ras le bonbon –parfois appétissantes, je n’en disconviens pas, mais pas toujours– qui, se relevant après avoir goulument suçoté le corps du Christ, étalent leurs chairs plus ou moins flasques, c’est-i pas une honte, une atteinte à la pudeur ? Me dites pas que vous l’avez pas remarquée, la gêne du Jésus. Et me dites pas que vous n’avez pas observé comme ça bougeait sous le petit bout de tissu qui lui cache ses divins organes de reproduction. Seriez pas un tantinet excité après plus de 2000 ans d’abstinence ? Si ça n’est pas de la provoc et de l’indignité, c’est quoi ? Les filles qui ont le feu au cul comme ça, moi, je te les excommunierais vite fait. Mais d’abord je te les prendrais à confesse, et on verrait… On va quand même pas mettre un pompier à l’entrée de l’église, nom de dieu !

Et faut pas croire, y’a pas qu’en Italie, mais chez nous aussi. Tiens, l’autre jour, pas plus tard que samedi dernier, 18 heures. Déjà que je trouve le jour pas très catholique, il a fallu qu’en plus ils mettent la messe à l’heure de l’apéro, on croit rêver. Bref. Pour le curé, je dis pas, avec ses burettes qu’il vide en radin, mais pour nous, nib. Bref, c’est pas le propos. Y’en a une, de gonzesse, on me croit ou non, la v’là qui se pointe en short et débardeur. Quand je dis short, c’est short, court si on préfère, très court, si court que je me suis demandé si c’était une pauvresse qu’avait pas les moyens, que je te lui aurais bien réchauffé les fesses. Quant au débardeur, autant dire que ça débardait débordait de tous côtés, y compris vers le bas. Un débardeur qu’une cravate, à côté, tu peux croire que c’est un drap pour un lit deux places 140 par 200. Et je vous le donne en mille, elle est allée communier. La gueule du curé, que si sa soutane et son aube ç’avait été du bronze, autant dire que les enfants de chœur auraient pas eu besoin de branlicoter leurs clochettes. Faut dire que la gonzesse en question, question nibars et miches, ça se posait là. L’office terminé, j’ai pas pu m’empêcher de lui dire que, quand même, elle aurait peut-être pu se nipper comme une bonne chrétienne plutôt que de s’attifer comme une fille de mauvaise vie. Vous savez quoi ? Pas le temps, qu’elle m’a répondu, le boulot. Ah oui ? je lui ai dit, et où ça ? Là, sur le trottoir, elle a répondu. Même que j’ai un client qui m’attend, elle a rajouté en se remettant les ovaires nibars en place. 
J’ai rien contre, faut pas croire, mais moi j’appelle ça de l’appel au meurtre, pire, du vice. Faudra pas vous étonner si vous vous faites sauter dessus par le premier venu, je lui ai lancé à la volée, à défaut de lui en coller une, que si c’était ma fille qui me déshonore comme ça et qui me fasse venir une pareille érection, pas sûr que je serais pas tenté. Des diablesses, moi je dis, les filles comme ça. Alors oui, le curé de saint machino, en Italie, je suis d’accord avec lui. Un jour, vous verrez, on finira par retrouver la croix du Jésus toute vide, avec les clous par terre. 2000 ans sans la moindre galipette, tu parles ! 
Me faire sauter ? qu’elle m’a crié, j’en viens et j’y retourne, ducon.

Je parle des gonzesses, mais les mecs, ils sont pas en reste, faut pas croire. Avec leurs jeans moulant et tout, que le curé où je vais quand l’autre il fait grève, à cause que c’est un prêtre ouvrier, c’est ce qu’il dit, il y est pas insensible, comme des rombières non plus, que ça les ramène au cirque quand elles étaient gamines. Le chapiteau.
Le pire, les gonzes, c’est sur la plage, leurs tablettes de chocolat et leur petit slip moulant que tu te dis que le chocolat de leurs tablettes, le soleil l’a fait dégouliner plus bas, à moins qu’ils se soient carré une coquille saint Jacques, comme les danseurs. Un appel au coït, moi je dis, au su et au vu de tous. Et que je te roule des mécaniques, et que je fasse le mec pareil. C’est pas compliqué, je suis observateur, y’en a qui disent que je suis un voyeur, je suis pas d’accord. Encore l’autre jour, le samedi après-midi d’avant la messe, à la plage, j’ai vu quoi, je vous le donne en mille ? Une nana. 17 heures. Elle se met debout, secoue sa serviette, la plie, se barre en dandinant du pétard. Sa place, pas mouillée mouillée, mais quand même, au point que j’ai cru qu’une vague était montée jusque là où elle était. Tu parles, la mer était étale !

Alors notre bon curé, je sais pas vous, mais moi je suis d’accord avec lui. Jésus, je sais pas et ça me regarde pas, mais s’il le fallait, sûr que je le soutiendrais, le curé.