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Si on se réfère aux (grands) principes de nos copains du 4¼ (ou Qatr-Qar) –ce pays mondialement connu pour accueillir la Coupe du monde de pétanque molle–, je suis, tu es, il ou elle est, vous êtes, ils sont, nous sommes dépravés. Car pour publier, vendre et lire des cochonneries comme Blanche Neige et les Sept Nains, il faut vraiment être de satanés pervers sexuel. La Neige en question, avec ses sept nains lubriques, ça doit faire un bail qu’elle n’est plus de toute blancheur, donc virginité. Une seule femme et plusieurs hommes, on pourrait penser que ça passerait, mais erreur, car ce sont des infidèles, nom d’une pipe de dieu.

Le quidam Qatr-Qari qui se la fait censeur, il pense à quoi quand il se baguenaude sur un âne et que les cahotements lui titillent l’entrejambe lui provoquant une roide érection ? Quelles images lui viennent lorsqu’une jolie biquette esseulée le regarde, énamourée ?
Et quand, priant avec ses coreligionnaires ce dieu à qui il fait dire connerie sur connerie, il reluque la tripotée de culs lascifs qui lui font face, que se passe-t-il sous son manteau de laine vierge qu’on appelle là-bas burnes-out ?
Las, las, leurs baudets et caprins laissés choir, que de cartes du Qatr-Qar dessinera-t-il dans sa couche, parfois aidé d’un compagnon qui rêve de s’envoyer en l’air avec une nana affriolante.
Ne s’en passerait-il pas de belles et bien grasses histoires entre ces hommes frustrés, gardiens de la vertu, de bien belles à noter dans les annales.
Mais ne nous y trompons pas : les porcs, c’est nous, pas eux, dont le visage respire la sérénité, la probité, la bonne moralité. Ni stupre, ni vilainies, ni déviances sexuelles. Celles-ci ne sont permises qu’en leur paradis.

Reconnaissons que le vice a pris ses quartiers chez nous. Pour nous en persuader, il nous suffit de parcourir avec lucidité les ouvrages que nous avons à notre disposition, et pire, à celle de nos chérubins. Entre Martine à la mer d’un érotisme époustouflant (la salope !) ; Tintin et Milou qu’on se demande ce qu’ils bricolent à la fin de chaque album une fois rentrés chez eux ; les Dupont inséparables (et pour cause) ; Bibi Fricotin qui fricote quoi  avec son petit copain Razibus Zouzou ? les pieds Nickelés (des escrocs et des voleurs qui mériteraient qu’on leur coupe les mains et le reste, ce qui les empêcherait de passer les leurs au cul des bourgeoises) ; le capitaine Haddock (un poivrot notoire qui ne pense qu’à sauter quelque douairière) ; etc.  Oui, nous somme dépravés, je suis dépravé.

Leur morale d’un autre âge, aux Qatr-Qari, je m’en tape, je m’en branle, je m’en bats les couilles en neige, je m’en astique le chinois, bref je n’en ai rien à secouer.
Et puis diantre, qui c’est-i qui a inventé le sexe et qui a créé la femme et ses trounichons aux troubles fragrances qui la rendent si désirable ? C’est le plombier ? le facteur ?
Puis au Qatr-Qar, les mâles ayant de quoi satisfaire leurs besoins sans l’usage d’une quelconque femelle, qu’est-ce donc qui les empêcherait de les éradiquer purement et simplement ?

L’autre jour, niktamère, y’en a un qui me dit.
Nique-là toi-même, je lui ai répondu direct.
Le temps de lui donner l’adresse, il y est allé, le con. C’est pas qui me l’a demandée gentiment, mais comme il insistait, je la lui ai refilée. Une adresse bidon, celle des flics. Le poste de police du quartier, mais il faut le savoir. Un bureau banalisé ils avaient fait, à cause que ça avait cramé. Deux fois ça avait cramé, même que la deuxième, ils auraient fait pétér des explosifs. Le préfet avait décidé de le laisser ouvert, mais ni vu, ni connu, il avait dit, qu’on voit pas que c’est un poste de police. Le même préfet qu’avait demandé à l’Intérieur, le ministère, que des flics balèzes protègent les flics du quartier s’ils allaient à l’extérieur, par exemple pour faire une ronde. Une ronde à leur âge, et puis quoi ?
Bref, le connard que je cause il a sonné chez les flics, le con. C’est pour quoi ? ils lui ont demandé, les flics, comme un gars à un guichet il aurait fait. Lui, il s’est pas démonté, il leur a expliqué le pourquoi de la raison qu’il était là. La tronche des flics !
Là où ça a failli mal tourner, c’est quand le connard a vu qu’il y avait des képis sur le crâne de ceux qu’il avait pas encore compris que c’étaient des flics.
Ben merde alors ! il a dit.
— Et alors ?
— Alors rien, ou plutôt si. Merde, je m’ai gouré, il a dit aux deux gars en uniforme, tant pis. Puis sans demander son reste, il a fait demi tour, le con ! Sonné.
— Et les flics, ils ont fait quoi ?
— Rien, c’te blague. D’abord c’était pas l’heure, ni pour eux ni pour les deux costauds chargés de leur protection, à cause qu’ils étaient partis casser la croûte.

Je l’ai revu, le connard. Qui c’est qui s’est fait niquer ? je l’ai charrié en me foutant de sa gueule.
Il m’a regardé minable. De toute façon, ma mère, faut vraiment pas la connaître pour vouloir la niquer, j’ai ajouté. Ma sœur, je dis pas…

1 milliard 200 millions de catholiques sur terre. Incroyable ! À croire que les cathos, quoi qu’on en dise, coïtent largement autant que les autres, si ce n’est plus. 
J’imagine qu’ils communient au même moment. Mais non, pas lors de leurs ébats ! Il est bien entendu que, tous ne pouvant passer à confesse, la plupart ne seront pas en état de grâce et qu’une autre plupart sera même en état de péché, du banal véniel à celui de luxe, mortel. 1 milliard d’hosties ! Un sacré marché, les hosties… Plus que les missels et les bibles qu’on se refile de grenouilles de bénitier en tétards de fonts baptismaux. 
Tout de même extraordinaire, qu’il y ait autant de cathos, surtout qu’au départ, on ne peut pas dire qu’ils tenaient longtemps. Je ne sais pas comment ils s’y sont pris, mais pour moi, ça tient du miracle. 1 milliard 200 millions !
Certes, il ne faut pas rêver, et tous n’assistent ni aux messes, ni aux angélus, ni à vêpres, ni aux complies, et tous n’ont pas la foi, la vraie foi chrétienne, mais tous ont bien dû être baptisés, s’ils sont cathos. Alors l’hindouisme, avec ses 10 millions de zozos qui vont faire trempette dans le Gange, ses adeptes peuvent aller se rhabiller.
Une grande et belle famille, les cathos. Oui, il arrive qu’ils se chamaillent, mais dans l’ensemble, ça ne se passe pas si mal. Petit clergé ou laïcs, je parle de ceux de base, soyons sérieux. Parce qu’au Vatican, entre les luttes de pouvoir, les cachoteries, les larçins, les coups en vache et les poissons du 1e avril qu’ils s’accrochent dans le dos en rifougnant méchamment, ça n’est pas la même. Mon bon Jésus, tu as vu ce qu’ils font de ton symbole ? Si on en croit les mauvaises langues, ça se réconcilie bien un peu sur l’oreiller, mais ça n’empêche en rien les crocs en jambe vicelards que certains font à leurs petits copains, rien que pour les faire bisquer ou pour avoir la meilleure place au réfectoire. Celle à la droite du quasi dieu vivant qu’est le pape, et à une coudée du secrétaire d’État qui fait la pluie, le beau temps, plus quelques tours de magie à côté desquels ceux de Houdini n’étaient que de gentils amusements pour des bambins un rien crétins. Mais quel boulot pour parvenir à être dans les petits papiers du Grand Pontifiant et, en même temps, du Grand Manipulateur. Bravo !
Et bravo à ces catholiques qui observent un rien aveuglément ces règles qu’on leur édicte, règles que nombre de leurs auteurs ne respectent que selon leur bon vouloir et intérêt personnel, en même temps que, prenant sans doute des lanternes pour des vessies et leurs ouailles pour des idiots, ils parjurent, rompent allègrement leurs vœux, violent leurs serments et plus. Si affinités.

« Les femmes, qui provoquent par leur habillement succinct, qui s’éloignent de la vie vertueuse et de la famille, provoquent les instincts et doivent se livrer à un sain examen de conscience, en se demandant : peut-être le cherchons-nous ? »

Tel est le petit manifeste qu’a placardé sur la porte de l’église de son patelin (San Terenzo, Italie) Don Piero Corsi, le bon curé. Qui s’est fait sonner les cloches par sa communauté, rien que des ingrats que, personnellement, j’invite à se confesser et à faire repentance, faut quand même pas déconner avec ça.
C’est vrai, quoi. Entre les pétasses qui portent des strings à la messe, les salopes qui ne portent pas de petite culotte et celles qui n’en ont pas changé depuis leur dernière relation sexuelle et dont l’odeur attire les mâles en rut, on va où ? Et les greluches avec une jupette à ras le bonbon –parfois appétissantes, je n’en disconviens pas, mais pas toujours– qui, se relevant après avoir goulument suçoté le corps du Christ, étalent leurs chairs plus ou moins flasques, c’est-i pas une honte, une atteinte à la pudeur ? Me dites pas que vous l’avez pas remarquée, la gêne du Jésus. Et me dites pas que vous n’avez pas observé comme ça bougeait sous le petit bout de tissu qui lui cache ses divins organes de reproduction. Seriez pas un tantinet excité après plus de 2000 ans d’abstinence ? Si ça n’est pas de la provoc et de l’indignité, c’est quoi ? Les filles qui ont le feu au cul comme ça, moi, je te les excommunierais vite fait. Mais d’abord je te les prendrais à confesse, et on verrait… On va quand même pas mettre un pompier à l’entrée de l’église, nom de dieu !

Et faut pas croire, y’a pas qu’en Italie, mais chez nous aussi. Tiens, l’autre jour, pas plus tard que samedi dernier, 18 heures. Déjà que je trouve le jour pas très catholique, il a fallu qu’en plus ils mettent la messe à l’heure de l’apéro, on croit rêver. Bref. Pour le curé, je dis pas, avec ses burettes qu’il vide en radin, mais pour nous, nib. Bref, c’est pas le propos. Y’en a une, de gonzesse, on me croit ou non, la v’là qui se pointe en short et débardeur. Quand je dis short, c’est short, court si on préfère, très court, si court que je me suis demandé si c’était une pauvresse qu’avait pas les moyens, que je te lui aurais bien réchauffé les fesses. Quant au débardeur, autant dire que ça débardait débordait de tous côtés, y compris vers le bas. Un débardeur qu’une cravate, à côté, tu peux croire que c’est un drap pour un lit deux places 140 par 200. Et je vous le donne en mille, elle est allée communier. La gueule du curé, que si sa soutane et son aube ç’avait été du bronze, autant dire que les enfants de chœur auraient pas eu besoin de branlicoter leurs clochettes. Faut dire que la gonzesse en question, question nibars et miches, ça se posait là. L’office terminé, j’ai pas pu m’empêcher de lui dire que, quand même, elle aurait peut-être pu se nipper comme une bonne chrétienne plutôt que de s’attifer comme une fille de mauvaise vie. Vous savez quoi ? Pas le temps, qu’elle m’a répondu, le boulot. Ah oui ? je lui ai dit, et où ça ? Là, sur le trottoir, elle a répondu. Même que j’ai un client qui m’attend, elle a rajouté en se remettant les ovaires nibars en place. 
J’ai rien contre, faut pas croire, mais moi j’appelle ça de l’appel au meurtre, pire, du vice. Faudra pas vous étonner si vous vous faites sauter dessus par le premier venu, je lui ai lancé à la volée, à défaut de lui en coller une, que si c’était ma fille qui me déshonore comme ça et qui me fasse venir une pareille érection, pas sûr que je serais pas tenté. Des diablesses, moi je dis, les filles comme ça. Alors oui, le curé de saint machino, en Italie, je suis d’accord avec lui. Un jour, vous verrez, on finira par retrouver la croix du Jésus toute vide, avec les clous par terre. 2000 ans sans la moindre galipette, tu parles ! 
Me faire sauter ? qu’elle m’a crié, j’en viens et j’y retourne, ducon.

Je parle des gonzesses, mais les mecs, ils sont pas en reste, faut pas croire. Avec leurs jeans moulant et tout, que le curé où je vais quand l’autre il fait grève, à cause que c’est un prêtre ouvrier, c’est ce qu’il dit, il y est pas insensible, comme des rombières non plus, que ça les ramène au cirque quand elles étaient gamines. Le chapiteau.
Le pire, les gonzes, c’est sur la plage, leurs tablettes de chocolat et leur petit slip moulant que tu te dis que le chocolat de leurs tablettes, le soleil l’a fait dégouliner plus bas, à moins qu’ils se soient carré une coquille saint Jacques, comme les danseurs. Un appel au coït, moi je dis, au su et au vu de tous. Et que je te roule des mécaniques, et que je fasse le mec pareil. C’est pas compliqué, je suis observateur, y’en a qui disent que je suis un voyeur, je suis pas d’accord. Encore l’autre jour, le samedi après-midi d’avant la messe, à la plage, j’ai vu quoi, je vous le donne en mille ? Une nana. 17 heures. Elle se met debout, secoue sa serviette, la plie, se barre en dandinant du pétard. Sa place, pas mouillée mouillée, mais quand même, au point que j’ai cru qu’une vague était montée jusque là où elle était. Tu parles, la mer était étale !

Alors notre bon curé, je sais pas vous, mais moi je suis d’accord avec lui. Jésus, je sais pas et ça me regarde pas, mais s’il le fallait, sûr que je le soutiendrais, le curé.