Archives de la catégorie ‘politique internationale’

Je fauche les toisons
j’ébranche les torses
j’effeuille les mains
je pourfends les crânes
j’arrache les coeurs
je moissonne les vivants

Je m’abreuve aux fleuves vermeils

J’étanche ma soif de gloire
aux râles de ceux que je condamne
je me nourris de la souffrance
des suppliciés que j’achève
j’ensemence la haine
j’arrache la vie à la vie
je distille la mort

De cadavres me rassasie

D’Asma si belle je m’enivre
de Hafez, Zein et Karim je suis fier
de mon statut je tire profit
j’ai tout pouvoir sur mes sujets
à mes pieds tremble le peuple
la terreur est mon triomphe

De mensonges me repais

La grandeur est ma fortune
le courage est ma nature
la puissance ma raison d’être
Je suis brave et méritant
clairvoyant dans mes décisions
j’honore Hafez mon père
le dépasse pour m’en montrer digne
Je suis Bachar
le porteur de bonnes nouvelles

Les Roms, ceux qui atterrissent en France, moi je serais eux, je me barrerais vite fait ailleurs, à moins qu’ils tiennent vraiment à danser la valse au grand bal qui se prépare. C’est qu’on en a de grands musiciens joueurs de flûtiau et de cor, prêts à faire danser les Roms comme le faisait notre bon roi Louis le Quatorzième. Qui n’y allait pas avec le dos de la cuiller roms_roulotte_2pour se débarrasser des Roms : les mâles aux galères, leurs femelles –rasage gratis– marquées du sceau de l’infamie, les grouillants, morve au nez, enfermés dans des hospices pour y être exploités et maltraités. Entre Valls, à la baguette –un Iznogoud qui n’a pas les deux pieds dans le même soulier et à côté duquel Sarko est l’incarnation de l’humilité– et notre Marine Nationale –qui se la joue Roland à Roncevaux, preuve qu’elle connaît moins l’histoire que le Horst-Wessel-Lied, l’hymne officiel des SA et du Parti National Socialiste des travailleurs allemands, gentils garçons qui travaillent d’arrache-pied à la restauration de l’ordre (nouveau),– ne manque plus que l’événement qui ouvrira le bal : des élections au doux goût de la haine. Raciale.

Les Roms, je serais eux, je penserais à retourner là d’où ils sont partis ou à se trouver un pays d’Europe moins hostile, à défaut d’être plus accueillant, donc n’importe quel autre que la douce France. Moi, je serais à l’intérieur, je te mettrais ces traine-savates dans un avion, dans des camions bâchés dans un train avec un coup de pied au cul pour leur donner de l’élan, et zou, à l’extérieur ! Ça risquerait de poser problème parce qu’ils sont Européens ? Avec les mêmes droits que les Européens ? Ah bon !

La Déclaration des Droits de l’Homme a beau parler d’égalité, pas sûr que tout le monde en ait la même définition, de l’égalité. L’égalité avec qui, d’abord ? Déjà qu’entre les Européens, ça n’est pas si simple. Européens, moi je veux bien, si on m’explique ce que ça veut dire. Français-européen, ou Allemand-européen, qui est déjà la classe au-dessus, je vois à peu près ; Grecs-européens, c’est déjà pas la même ; mais Roms-européens, ça veut dire quoi ? Puis ceux qui viennent en France vider nos poulaillers et voler nos gosses avec leurs doigts même pas manucurés, ils viennent d’où ? De Roumanie ? De Bulgarie ? S’ils sont Roumains, pourquoi on ne les dit pas tout simplement Roumains ? Et s’ils sont Bulgares, pourquoi ne les appelle-t-on pas Bulgares ? Itou pour les Slovaques, Hongrois, Croates… Et s’ils sont européens, pourquoi le marché du travail, sans lequel ils ne peuvent pas s’intégrer, leur est-il fermé ?

Les juifs, les arabes, les musulmans, faut plus trop y toucher et, question de boucs émissaires, on commençait à craindre la pénurie. Mais ouf ! on a trouvé les successeurs, merci les Roms. Qu’on peut accuser des maux dont on ne peut plus accuser les David, Esther, Aaaron, Ziva, Nathan, Sarah, pas plus que les Ali, Mehdi, Leïla, Sofiane, Yasmine. Alors on les accable, on condamne leur conduite, on les incrimine ces Roms qui nous envahissent, souillent nos villes et nos campagnes. Une terrible horde de 20000 Roms, ce qui en fait, si mes calculs sont bons, 200 par département, bref, une horreur qui doit coûter, entre les opérations de police, les destructions de campements, les travaux de voirie… la peau des fesses aux contribuables. Question idiote : combien y a-t-il de chiens en France ? Que représente la masse de leurs déjections ? Combien leur enlèvement coûte-t-il aux collectivités ? Combien coûtent les dégâts corporels dont ils sont responsables ? Enfin, question annexe, à combien d’euros revient un chien ? Je ne parle pas des chats…

En 1983, la marche des beurs avait quand même fait bouger un peu les chose. Certes, ils représentaient un électorat potentiel, contrairement aux Roms considérés comme étant une sous-race par les Marine Nationale et comparses, ou comme étant incapables de s’intégrer à notre société (mais aptes à se désintégrer) selon Les Valls et affidés –on se place comme on peut–, Roms qui ne risquent en aucune façon de se rendre dans quelque bureau de vote que ce soit, on s’en doute.

Alors à quand une marche des Roms sur la place Beauvau ou l’Elysée ? Avec le soutien des Roms “intégrés” ? Ne rêvons pas et rappelons-nous comment les immigrés juifs de la première génération avaient accueilli ceux de la deuxième. Les Roms d’origine parfaitement intégrés à la société française ne manquent pourtant pas, mais sont-ils prêts à faire leur “coming out” et à dévoiler leur origine… honteuse ?

Comment Rom, terme générique (adopté par l’Union romani internationale lors du premier Congrès international des Roms, en 2002) pour désigner des groupes ethniques hétérogènes malgré des racines communes, a-t-il pu à ce point devenir cette désignation infamante dans la bouche de responsables politiques qui se réclament de la patrie des Droits de l’Homme ?

Moi, je serais Rom, et quitte à faire naufrage, je me demande si je ne préférerais pas être Afghan, Maghrébin, Turc, Africain subsaharien… et m’embarquer sur un vieux rafiot qui coulerait au large de Lampedusa.

Moi, ce que je dis, et y’a persone qui me force la main, c’est que le merdier au Moyen orient, à mon avis, faudrait tout y éradiquer. Y’a personne qui me force la main, mais faut dire qu’à cause que je lis dans les pensées des uns, des autres et du reste, ce qui fait pas  mal de monde, même si c’est rien que les pensées de ceux-là qu’ont le pouvoir, je veux dire ce que les canards et les jités appellent les responsables, leurs pensées, elles finissent par être les miennes, et comme c’est des responsables, elles sont pas stupides et peuvent qu’être bonnes, leurs pensées. Bon, y’en a qui seraient prêts à prétendre ou près de prétendre que c’est pas leurs pensées, mais faut pas me la faire, parce que je lis même dans les pensées qui sont pas encore pensées, celles qui sont en devenir, et aussi celles qui sont qu’à moitié pensées parce que si elles l’étaient conplètement, ça ferait du bouzin et de la honte, que plus d’un rougirait, on peut me croire, et sûr qu’il y en a qui porteraient le truc devant les tribunaux, si ils ont assez de courage ou si ils ont rien à perdre, comme les idiots qu’ont pas un rond, pas de bonne femme, et que les gamins ils ont été placé à cause que rien que de les trimbaler avec soi, faut y assumer, avec la morve et tout.
J’y viens. Moi je dis que si on avait un gros stock de bombes, un gros stock d’avions ou même rien que des aéronefs pour aller les balancer, un gros stock de gros cons galonnés avec des couilles grosses comme ça, que le mot tergiverser ils risquent pas de l’avoir inventé, même s’ils auraient pu parce que, justement ils tergiversent pas, mais ils l’ont pas fait parce qu’ils ont aute chose à faire, comme aller balancer sans hésiter leurs bombes sur la gueule de ceux-là qui nous emmerdent, avec leur terrorisme et leurs églises à la con, si on peut appeler ça des églises vu qui y a pas de croix avec un type dessus qu’a les bras tout pareil en croix, on se fout de qui ? et je parle pas des boulots qu’ils nous prennent, des allocations familiales, et la sécu, et les congés payés qu’ils profitent, on va ou ? Moi, la Scierie, je te le lui balancerais des bombes incendiaires que ça va pas traîner, et en même temps je te fais pareil sur l’Iran, sur l’Iraq, sur l’Egypte, sur partout dans le coin et je vais même plus loin, sur Israël, c’est pas des vrais arabes, mais pas loin, et plus personne nous fera chier. La paix, c’est à coup de baffes que ça se fabrique, en tous cas c’est ce que je lis dans les pensées des gars, même la plupart, sauf que ça se dit pas, que les murs auraient des oreilles, à ce qu’on dit, et tout, avec internet, même les ricains ils écoutent, mais eux c’est pas pareil, et puis si c’est pour se faire taxer de facho, merci.
Bon, d’accord, avec ce qu’il faut comme bombes, avions, hélicos, pilotes, casse-croûte et packs de bières, vaudrait mieux que tous les pays libres des démocraties ils soient ensemble, à cause que si ils sont pas ensemble, ça risque de manquer d’avions, de bombes et de pilotes et du reste aussi. Les britishs, je sais pas, ils seraient faux culs sur les bords que ça m’étonnerait pas.
Bon on a tout, les moteurs d’avions vrombrissent, avec dedans des mitrailleurs avec des mitrailleuses et des GPS pour pas se gourer de cible, on sait jamais, ça arrive, mais c’est comme ça et on n’y peut rien, et au top, c’est parti, et au retop, on te fait un joli lacher de bombes que plus personne nous fera cheré, ça c’est sûr. À part peut-être les russes ou les chinois, on leur fait pareil si ils nous cherchent, et c’est tout. Même punition, même ordre, même motif, comme on nous disait à l’armée, c’est futé, l’armée.
Maintenant, une supposition qu’on a pas assez d’avions ou de bombes ou même de pilotes, pour les packs de bière ça devrait faire, caisse qu’est-ce qui nous empèche qu’on s’arange de se les faire rentrer dedans entre eux, comme ça avait fait entre l’Iran et l’Iraq, hein ? Qu’on y avait bien un peu mis le feu aux poudres, avec toute la poudre qu’on leur avait vendue, c’était pas con. Qu’est-ce qu’on s’emmerde à aller bombarder la Scierie Syrie puisqu’ils font très bien le boulot tout seul, aprés tout ? Mais j’ai rien vu de tel dans les pensées des responsables, à moins que je sache pas ce qui ce passe. C’est dommage parce que une supposition que les chiites et les sunnites il se foot foutent sur la gueule, que c’est pas compliqué qu’ils y fassent, qu’il suffit qu’ils aient les armes pour y faire, plus les munitions et des encouragements, ça aide, il suffit de faire de l’intox, ça fait pareil pour attiser la haine, c’est quand même pas bien compliqué, nom de dieu. Tu ajoutes des juifs au milieu, il y en a dans le coin, et garanti que le ménage il est fait et qu’on a plus qu’a venir ramasser les chandeliers en or, les dattes et les bidons d’essence.
Moi, je dis que c’est faisable, à condition encore faut-il qu’on aille pas y brailler sur les ondes ou au Gévain ou dans les canards, ça serait le comble. Secret défense, on se la ferme et sait c’est tout. Qu’on va quand même pas prévenir la Scierie Syrie et les autres comme y en a qui font, qu’on va y punir, on aura tout vu !
En tout cas c’est pas le choix qui manque, soit on rase tout, soit on les embrouille pour qu’il y fassent eux-mêmes. Moi, je dis que la deuxième solution, c’est pas plus couillon et que ça laisse les mains propres, que c’est pas sûr qu’on a bien besoin de se les salir encore, je parle pas pour moi.

Après le printemps arabe, l’automne du même, que suivra l’hiver du re-même, donc arabe. Pis d’abord, c’est pas le printemps arabe, mais les printemps. Pour les autres saisons, ça sera kif-kif, avec du décalage dans l’air… frais, voir glacial. Heureusement, entre frères… musulmans, on se réchauffe, ça va chauffer, et ça chauffe déjà. Comme en Égypte. En, Égypte dont on a rien à cirer, du moins pas plus que de la Syrie, c’est dire, de la Libye et de la robe de mariée de ma petite sœur qui avait oublié d’être pucelle, la salope, quand elle s’est mariée, me demandez pas avec qui, vous le savez, un vieux. Chez nous, les filles, c’est fait pour les vieux. C’est pour ça qu’il me tarde d’être vieux. Soixante huit berges, mon âge, c’est pas assez pour me payer une jolie frimousse du quart de l’âge de mes artères.
Faut dire que les arabes, on n’en a rien à cirer, à encenser ou à loukoumer depuis qu’on a d’autres chats à fouetter. Z’êtes p’têt pas au courant, à cause que votre télé elle marche qu’une fois calée sur La France a un talent à la con*, mais il se passe des choses terribles par chez nous, que c’est pas les 30 000 morts et quelques en Syrie, les je sais pas combien de milliers en Libye (des pro-Kadhafi, donc des traitres) et les 4 ou 5 en Égypte, plus même pas 500 dans les Territoires occupés qu’on se demande quand les Israéliens apprendront à faire mouche, bref moins qu’une ville moyenne de par chez nous… qui vont nous émouvoir. Des choses graves, comme avec L’UMP, un parti plutôt mal parti pour reconquérir le pouvoir, à moins de compter sur le PS et la force de frappe de son équipe largement aussi capable que l’UMP de tirer dans ses propres cages et de marquer le but. Le PS et son savoir faire, on a vu ce qu’ils sont capables de faire et surtout de défaire. Va savoir si c’est pas à cause d’un excès d’imagination. Un parti qui n’en manque pas, d’imagination, c’est l’UMP, ubuesque, médiocratique et puéril, dont les figures de proue, avec leurs comportements débiles, vont finir par pousser sympathisants et adhérents à se glisser dans le lit du FN. Avec une droite décomplexée façon Copé, qui s’assume à sa façon, sale temps pour les arabes qui vivent dans notre beau pays d’où serait sortie, on a du mal à le croire, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Dieu merci, François Fillon est bien décidé à remettre de l’ordre dans ce merdier où sa part de responsabilités n’est pas des moindres. Après tout, qu’est-ce qui l’a empêché de laisser le champ libre au médiocre Jean-François que son avidité du pouvoir conduira nécessairement à l’obtenir. Un combat des chefs de cette trempe, faut reconnaître que 1. ça vaut le détour ; 2. ça fait vendre les canards tant ça franchouillardise ; 3. ça fait doucement rigoler dans les chaumières ; 4. ça permet d’occulter, ne serait-ce qu’un temps, les vrais problèmes et difficultés comme, par exemple, ce qui se passe dans les pays arabes dont seule la presse qui n’est pas lue se fait témoin. Et aussi le chômage, la montée des extrémismes, l’ingérence des religieux dans les affaires de l’état, les arnaques des grands groupes financiers, les scandales liés à la santé, etc. Complétez la liste. 
Parce que tourne toujours plus vite et à vide la roue des infos, demain, on ne parlera pas plus de la guéguerre entre Fillon et Copé que des 5 malheureux centimètres de neige qui ont transformé des automobilistes idiots en naufragés de la route.
Mais si la neige ne cesse de tomber, que l’UMP continue à nous amuser, et que le PS, par un manque cruel du moindre projet de société continue à tromper ses électeurs, en pérennisant un système délétère de gestion d’état, demain, la roue grippée des infos pourrait bien cesser de tourner à vide et s’arrêter sur les gros titres d’un printemps… européen.

* Ah, si Fillon et Copé se présentaient à cette émission…

Vive l’Euro 2012, vive l’Ukraine, vive ses forces de l’ordre, vive la démocratie et vive le football ! Mais aux chiottes l’Arbitre.

À propos de la commémoration du cinquantième anniversaire du cessez le feu de la guerre portée par la France sur le sol d’Algérie, et de la déclaration d’indépendance de ce pays.

Mais avant tout, que le peuple algérien trouve justice, paix. plus quelques raisons de sourire à la vie. Comme il ne manque ni d’imagination, ni de courage, nul doute qu’il y parvienne. Un jour…

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L’été 1962 a été la source de tous nos maux, l’indépendance a commencé par un coup d’Etat. Quant à l’écriture de l’histoire en Algérie sur la guerre d’indépendance , « ils veulent l’écrire avec une gomme et non avec un stylo. »
COMMANDANT AZZEDINE

Après une guerre de libération terrible, une indépendance jalonnée de trahisons, d’enlèvements, de meurtres, de tueries sans nom, des années de braise et d’autres de glace, la chappe de silence posée par les gouvernements est toujours aussi solide et innamovible, maintenue en place par les autorités algériennes et françaises. Entre raisons d’États et intérêts plus ou moins privés, l’omerta règne en maîtresse insatiable. 
Qui trinquera de part et d’autre de la Méditerrannée pour commémorer l’indépendance de l’Algérie ? Le peuple ? Et qui pleurera les centaines de milliers de morts et autres victimes que les langues de bois préfèrent taire afin de ne pas être éclaboussées ?

L’indépendance a eu lieu dans un environnement de guerre civile et idéologique, donnant lieu à des vagues successives d’attentats, assassinats et massacres y compris au-delà des frontières du pays. Guerre civile qui s’est traduite par des luttes de pouvoir entre le FLN d’une part, et les partis rivaux d’autres part, notamment le Mouvement national algérien (MNA)de Messali Hadj1 et le Front des Forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed2. A noter aussi la campagne de répression contre les algériens pro-français qui soutenaient le rattachement de l’Algérie à la République française, et l’épuration sanguinaire des harkis, en contradiction avec les promesses de Ben Bellah et sous l’oeil complaisant et la bénédiction du pouvoir français.
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Quelques jalons…
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1963
Messali Hadj, père du nationalisme algérien, fondateur du Parti du Peuple Algérien (PPA), du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) et du Mouvement National Algérien (le MNA, opposé au FLN), s’exile en France après avoir été la cible de plusieurs attentats. Il ne reverra plus son pays. Il décèdera à Paris en 1974, mais sera enterré à Tlemcen.
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Mai 63
Assassinat de Mohamed Khémisti, Ministre des Affaires Étrangères. Son assassin « se suicide » dans sa cellule. Selon Ben Bella, l’enquête aurait démontré qu’ « il n’y avait rien derrière cet acte ». Abdelaziz Bouteflika, prendra sa suite au Ministère.
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Juin 63
Ben Bella déclare à la presse, à propos des massacres de Harkis : « Nous avons pardonné aux Harkis, leurs assassins seront arrêtés et exécutés. »
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Mohamed Boudiaf, un des chefs historiques de la révolution, fondateur du Parti de la Révolution Socialiste, est arrêté et interné dans le sud Algérien. Libéré quelques mois plus tard, il sera condamné à mort en 1964 par le régime Ben Bella. Exilé en France, il travaille à un projet politique pour l’Algérie dont il en tirera des conférences qu’il donnera dans ce pays et au Maroc.
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Azzedine (Rabah Zerari) recrée la Zone Autonome d’Alger afin de tenir en échec l’OAS. Véritable chef de guerre, il est à la tête de 12 bataillons et d’un arsenal de 15000 armes. Affligé par les déchirements entre les différentes factions, hostile à Ben Bella qui le lui rend bien, il quitte l’ALN et la vie politique.
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Juillet 64
Arrestation, sous l’ordre de Ben Bella, et déportation à Béchar d’Abderahmane Farès, ancien président de l’exécutif provisoire, député à l’assemblée. Il sera libéré un an plus tard à l’arrivée de Boumédienne au pouvoir.

Août 64
Ferhat Abbas, ancien président de l’assemblée Constituante de l’Algérie est arrêté et interné à Adrar dans le sud algérien.

Septembre 64
L’ancien chef FLN, de la wilaya VI, le colonel Chaabani, est accusé de complot contre le FLN et de tentative de sécession du sud algérien. La cour martiale spécialement créée par Ben Bella le condamne à mort et l’exécute. Il est réhabilité en octobre 84 par décret présidentiel.
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Avril 1964
Aït Ahmed, un des fondateurs du FLN et un de ses chefs emblématiques est condamné à mort. Il sera gracié par le Président Ben Bella.
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Juin 64
Un putsch, dont les principaux organisateurs sont Houari Boumédiène et Abdelaziz Bouteflika, renverse Ben Bella. Celui-ci est interné avec son conseiller depuis 1962, Hervé Bourges, qui avait pris la nationalité algérienne. Hervé Bourges avait été l’ancien “geôlier” de Ben Bella, de Hocine Aït Ahmed, de Mohamed Khider et Mohamed Boudiaf. Houari Boumédiène prend le pouvoir.
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Janvier 1967
Mohamed Khider, membre de la délégation du FLN (arrêté avec Ben Bella, en 1956) et détenteur du trésor de guerre du FLN, est assassiné à Madrid. Il sera enterré au Maroc.
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Avril 1969
Krim Belkacem, chef historique du FLN, signataire des Accords d’Évian pour le FLN, accusé d’avoir organisé un attentat contre Boumédiène, est condamné à mort par contumace. Il sera assassiné à Francfort en octobre 1970 sur ordre de Boumédiène.
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Mars 1976
Ferhat Abbas, est mis en résidence surveillée, pour avoir publié un manifeste dénonçant les risques de guerre entre l’Algérie et le Maroc.
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Décembre 1976
Jean de Broglie, un des trois signataires français des accords d’Evian est assassiné à Paris.
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Avril 1987
Assassinat d’Ali Mécili, bras droit de Hocine Aït Ahmed.
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Janvier 1992
Mohamed Boudiaf, un des chefs historique du FLN. Membre du GPRA en tant que ministre d’État jusqu’en 1961, puis vice-président jusqu’en 1962, s’oppose aux premiers régimes mis en place à l’indépendance et s’exile durant plus de 25 ans. En 1992, l’Algérie étant alors en pleine crise politique, il prend la tête de l’État en tant que président du Haut Comité d’État. « La mosquée appartient à Dieu, la patrie à tous » déclare-t-il. Il est assassiné en juin suivant.
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19 Mars 1997. À Alger à l’occasion du 35e anniversaire des accords d’Évian, (Fête de la Victoire en Algérie) Ben Khedda célèbre le triomphe de la révolution algérienne en déclarant : 

« Le triomphe de la révolution algérienne, qui a réussi à déloger un million d’Européens, seigneurs du pays, et obtenu l’unité du peuple algérien, un seul peuple de culture Arabo-islamique. Les Algériens ont battu la France, non par les armes, mais grâce à leur foi en l’islam.»

Vision idéaliste et simpliste, qui passe sous silence le phénomène de ces algériens musulmans, ni pro-Français, ni pro-FLN et qui ne se sont ralliés à la cause des indépendantistes qu’en 1962, sentant tourner le vent avec le cessez-le feu et la perspective de l’indépendance.
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1. Les violences entre FLN et MNA feront en France Métropolitaine 10000 victimes, dont 4000 morts.
2. Aït Ahmed (un des principaux chefs du FLN qui démissionne du GPRA en même temps que Ferhat Abbas, lors de la crise de l’été 1962) réclame le pluralisme politique en fondant le Front des Forces Socialistes (FFS) pour s’opposer au pouvoir qui verrouille la vie politique avec son système du parti unique. Accusé de séparatisme, le FFS crée des groupes de maquis et se dresse contre les troupes de Boumédiène qui feront des centaines de morts dans les rangs Kabyles du FFS.

Voir aussi l’article de Hocine Aït Ahmed

Je ne remercierai jamais assez les événements actuels qui m’auront inspiré ces lignes désolantes, ni Bachar al-Assad, Mahmoud Ahmadinejad, Vladimir Poutine, Abdoulaïe Wade, pour ne citer qu’eux (du côté des “méchants” selon des critères bien partisans), et ni Benjamin Nétanyahou, Barak Obama, Nicolas Sarkozy plus de nombreux autres (du même côté des  “méchants”  selon d’autres critères tout autant partisans). Chacun de ces grands hommes d’état, à sa façon, aura œuvré pour un monde meilleur, et c’est là l’essentiel,  ce que ne comprendront jamais les gens du peuple qui auront bêtement perdu la vie lors des incontournables dégâts collatéraux qu’entraîne inévitablement toute avancée. Avancée vers quoi ? Ben… Gens des peuples de Syrie, d’Irak, d’Israël, d’Iran, d’Afghanistan, de Libye, d’Egypte, de Tunisie, du Yémen, de Grèce, des Balkans, de Chine, Côte d’Ivoire, Sénégal… et d’ailleurs que je salue.

J’ai des combines contre le stress, des médocs contre les maladies, du Médoc contre la déprime, une tapette à mouche contre les mouches plus du scotch dont la glu dégouline du plafond de la cuisine. J’ai de l’onguent gris contre les petites bêtes, mes partitions contre ma contrebasse (ce qui m’évite de les égarer), pas grand chose contre vents et marées, mais je n’ai rien contre la religion. Sans doute parce que je n’ai aucune raison d’avoir quoi que ce soit contre, ayant été élevé dans l’amour du prochain et dans le respect des croyances, quelles qu’elles soient, pour preuve : je n’ai jamais dénoncé l’arnaque du père Noël. Bon, mais ça, c’est peut-être au cas où il existerait bel et bien.
Et je ne parlerai pas de ma mère et de mon père qu’il a connue grâce à sa fonction de confesseur dans le couvent où elle s’abîmait en prières afin d’échapper aux démons du stupre qui lui instillait de fort vilaines pensées.
Tu honoreras ton père et ta mère, m’ont-ils appris, ainsi que Jésus, la Vierge Marie et tout le saint frusquin. Ils ne m’ont pas appris que ça, mais aussi à être sage comme une image pieuse, bon comme le couscous (mais pas le Garbit, le vrai qu’on fait à la maison), gentil comme un ange, respectueux des uns et des autres s’ils sont respectables, généreux surtout envers ceux qui ne le sont pas, pieux y compris le soir lorsque je m’y allonge et, “poignée dorée sur le cercuei” (expression que je préfère à cette autre stupide “cerise sur le gâteau”, d’autant qu’elle est de mon cru), à ne pas tuer autrui sauf, éventuellement, la truie que, nom de dieu, grâce comme elle est, on va s’en faire de d’ces ventrées ! Chrétien par mon père, juif par ma mère et musulman par l’amant de ma mère, tous-trois très ouverts et aimants, il n’était pas possible que j’ai quoi que ce soit contre la religion, que dis-je contre les religions.
Non, et contrairement aux paquets de gros cons pauvres types ignorants malheureux imbéciles heureux qui, eux, ont une dent contre la religion de l’autre, contre son religieux, contre le souffle, le souffle de l’esprit, l’esprit, Dieu pour ceux qui préfèrent… je n’ai rien contre quelle que religion que ce soit. Mais des fois, j’avoue que ça ne me gênerait pas plus que ça. Comme en ces douloureux moments où des abrutis s’engagent sur des chemins sans retour parsemés d’armes qui fleurissent et de larmes à venir.

Les crétins sont partout, à vouloir dominer, diriger, asservir, asseoir leur suprématie au nom d’un Dieu dont ils citent le nom à tout va, un Dieu qu’ils ont rendu schizophrène. Chacun, sûr de son bon droit et de sa supériorité culturelle, soci(ét)ale et cultuelle déclare être, non seulement dans son bon droit, mais dans le droit et la LOI. On décrète, on juge, on se ment et on ment, on s’invective, on s’arrange, on trompe, on triche, on brandit ses menaces, prêt à joindre le geste à la parole.
Des musulmans imbéciles se tapent sur la gueule… des juifs idiots en font autant, des crétins de chrétiens sont toujours prêts à s’empoigner dans les Balkans… en Son nom, ben voyons !
Sur place on s’entraîne à la haine, à la déliquescence qu’on exportera bientôt en dehors de ses frontières, chacun usant de prétextes fallacieux pour justifier ses agissements. Mais libération, démocratisation, humanisation, moralisation, pacification recouvrent d’autres réalités : libéralisation, marchandisage, endoctrinement et au final, asservissement à un autre dieu, Celui humain de l’Humain ayant rendu son tablier.

Tous comptes faits, j’ai la vague impression d’avoir une sacrée dent contre les religions. Je veux dire, contre ceux qui les ont dévoyées, religieux et simples croyants.

J’ai une course contre la montre,  j’ai des moustiquaires contre les moustiques (avec un doute quant à leur efficacité contre les balles et autres bombinettes), mais je n’ai rien contre les saligauds qui mettent le monde à feu et à sang, vraiment rien.
Et surtout et enfin, je n’ai rien contre le fait de vider un verre de Médoc.
Santé et que Dieu nous garde !

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Bachar Al Assad pète les plombs Le film rapporté par un pigeon voyageur américain équipé d’une caméra vidéo est sans équivoque. On savait  Bachar très énervé, mais d’apprendre par ses services de renseignements que son score n’avait pas encore atteint les 10 000 morts l’a rendu fou de rage.  Ce qui se comprend si on compare ce score médiocre à celui de son père, un bonhomme qui avait quand même une tout autre envergure et qui avait fait un score de près de 30 000 morts, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ce qui remet en question l’adage « Tel père, tel fils ».
Appelé au chevet du président Bachar al-Assad, Freud l’ONU, après mûre réflexion et analyse approfondie de la situation, a conclu que le comportement du président syrien était dû à un conflit avec son géniteur, le regretté Hafez du même nom, précédent président de cette Syrie qui fut un des berceaux de l’humanité. En conséquence, et si ce petit galopin de Bachar a été vertement grondé, Sigmund l’ONU, estimant que le seul vrai responsable était son père, a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de lui chercher des poux. D’un autre côté, se réservant le droit de retourner ultérieurement leurs vestes, si besoin, les chrétiens locaux l’ont absout momentanément de tout pêché,
Quant à ceux qui prétendent que la scierie court à sa perte, ils feraient mieux de jeter un oeil sur les carnets de commandes qui explosent, notamment celles concernant les planches en sapin.

Afghanistan. Mais ça pourrait se passer ailleurs et autrement.

Brûler un Coran, c’est déjà nul, mais en brûler plusieurs, c’est double zéro, si je compte bien. Et je compte bien ne pas en rester là.
D’abord c’est moche, comme tout livre brûlé, et c’est encore plus ignominieux si c’est un Coran, voire une Bible, voire encore le petit Livre rouge de Mao, le petit Livre vert de Kadhafi, et le pire, par dessus tout, le petit verre de rhum qu’on m’a servi sur le comptoir et auquel un abruti a mis le feu pour vérifier la teneur en alcool. Ce qui m’a permis de constater que le tenancier, un pote, m’arnaquait d’au moins 10 degrés. Le lendemain le bistrot fermait consécutivement à une soi-disant disparition du patron.
Ensuite 1, c’est dangereux à plusieurs titres : on peut se brûler et même s’intoxiquer, surtout avec ceux fabriqués en Chine qui ne doivent pas être des masses écologiques.
Ensuite 2, si le feu y est mis sans un rituel adéquat, ça peut polluer l’atmosphère et participer au réchauffement de la planète, que déjà ça commence à bien faire avec les bombes et les feux d’artifices.
Ensuite 3, vouloir caler une table bancale avec un livre brûlé procède d’une foi inébranlable autant que vaine en une intervention divine, d’autant que Dieu a bien autre chose à faire, ne serait-ce que m’aider à garder foie en moi.
Ensuite 4, c’est porter atteinte à une croyance et à ceux qui croient en cette croyance, donc qui ont la foi, une foi autrement plus importante que celle qui consiste à croire en n’importe quoi, comme en la grandeur supériorité de son pays de sa civilisation.
Enfin, c’est un signe éhonté de faiblesse, de vulgarité et d’abomination, sans compter les risques encourus si on court à une vitesse moindre que celle d’une balle de Kalachnikov ou qu’on a oublié de mettre son pull à col roulé en Kevlar.

C’est donc bien nul, nullissime, crapuleux, honteux, blasphématoire, dégueulasse, ce qui me fait me lever pour admonester ces salopiots et dénoncer avec la plus vive énergie leurs agissements. Ouf, je l’ai dit.
Dégueulasse aussi pour les pompiers réveillés dans leur sièste, quoi que, tout bien pesé, pas sûr que les militaires stupides ( pléonasme ?) qui ont mis le feu aux poudres en le mettant à ces exemplaires du Livre Saint aient composé le numéro téléphonique de la caserne des pompiers.

Qui sème le vent récolte la tempête ? Pas si sûr :  par le passé et encore aujourd’hui, le zef y est allé (et y va) en Rafales ou autres oiseaux de mauvais augure, mais quand l’orage se déchaîne, les semeurs de zizanie, loin à l’abri, ne se prennent pas les grêlons sur la calebasse, contrairement aux gens du cru. Je parle des Afghans, pour ne parler que d’eux.
Pas sûr que les crapules imbéciles qui ont ainsi outragé des… Fidèles soient remis à leur juste place : six feet under.

Brûler un Coran est criminel, point. Et dangereux, très dangereux. Très très dangereux. Et interdit, formellement interdit par la LOI. Par contre…
Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas que le Coran qui puisse brûler. On l’a bien vu au Viêtnam ou ailleurs.
Alors quelque chose m’échappe dans le comportement de ces soudards : pourquoi s’enquiquinent-ils à brûler des bouquins quand brûler des hommes fait bien moins de ramdam ? Et qu’on ne me dise pas que c’est à cause du prix du pétrole !

—  Avec ce qui arrive en Iran, va falloir faire des provisions. C’est mal. Mal barré, si tu préfères. Mais avec ce qui se passe en Israël, c’est pas mieux, et encore, je mâche mes mots.
— C’est la faute à qui ?
— Je sais pas, à Dieu, peut-être.
—  Tu déconnes. La faute aux religions, je veux bien, et celle aux religieux encore plus, mais Dieu, ça m’étonnerait qu’il soit dans le coup.
—   Ben voyons ! De toute façon, ce ne serait pas la première fois. Puis tu veux que j’te dise, Dieu et les religions, c’est blanc bonnet et le contraire. C’est du pareil au même. Si Dieu n’existait pas, il n’y aurait pas de religion, pas de religieux et encore moins de fanatiques. En tout cas, vu comme c’est parti…
—  C’est con, les légumes ça se garde pas. Tu me diras, les fruits non plus.
—  Oui da, mais le Jésus et le couscous, ça ne germe ni ne daube, et avec ce qui se prépare…
— C’est quoi qui se prépare ?
— Comment veux-tu que je le sache ? Les Iraniens et les Israéliens, ils le savent même pas eux mêmes.
— Et les Russes, ils y savent ce qui se prépare ?
— C’te blague ! Et les Améicains aussi, tu peux me croire. Peut-être même les Chinois. Et ça sur le dos de qui, j’te l’demande ?
— Des pauvres cons.
— Voui, des pauvres cons. Comme en Syrie.
— Arrête-moi si j’me trompe, mais ton histoire de “blanc bonnet”, c’est pas plutôt inverse que t’aurais dû dire au lieu de contraire ? Ou bonnet blanc, quoi.