Archives de la catégorie ‘Politique Française’

— Tu fais dans le terrorisme Mohamed ?
— Pas vraiment, mais faudrait pas grand chose pour que je m’y mette.
— Parfait. Tu es éligible.
— C’est à dire ?
— On va te fourguer dans un de ces centres qu’on vient d’ouvrir pour laver vos cerveaux malades. Tu as juste à être d’accord. D’accord ?
— D’accord. J’attendais juste qu’on me donne les moyens de me radicaliser. Voilà, c’est fait, merci.

 

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De notre envoyé spécial au Breïzistan.
Suite au discours que le président de la région Breïzistan a tenu dans la langue locale, le breïzistanais, le gouvernement central a déclaré l’état d’urgence dans cette région de l’extrême ouest du pays.
On leur donne ça, a déclaré le ministre de l’intérieur en précisant sa pensée à l’aide d’un zéro formé du pouce et de l’index de la main gauche, et ils veulent ça, a continué le même en dressant à la verticale le pouce seul . Ils auront ça, a-t-il ajouté en dressant le majeur, les autres doigts repliés sur la paume, geste universel dont la signification tombe sous le sens. Ils veulent la guerre, ils l’auront : la République une et indivisible ne peut accepter de telles dérives.
L’état d’urgence décrété, il s’est rendu au Foutesk, la brasserie en vogue dans les hautes sphères de l’état. On y cause exclusivement le français, le personnel est français (chaque employé s’est vu attribuer le label  “Français de souche” tant convoité par les étrangers, les Auvergnats et d’autres), la cuisine est française, de même que la femme du cuistot, c’est dire. Le Foutesk, où le ministre a rappelé ce que serait cet état d’urgence. Après avoir trinqué à la République et s’être empiffré de tripes à la mode de Caen, il en a exposé les principaux points :

«Toute personne surprise à fabriquer, trafiquer ou consommer des galettes ou crêpes (fussent-elles de deuil), du jus de pomme fermenté, des gâteaux écœurants bourrés de beurre et autre beurre salé sera passible de poursuites. Croyez-moi, les habitants du Breïzistan vont se faire de sacrés mollets de campeur… »

Interrompant son discours, le ministre a demandé qu’on lui remplisse le verre qu’il tenait en main. « Pas mal, les tripes, mais un rien salées », a-t-il dit en tendant son verre à Charly, le chef de rang du Foutesk, avant de reprendre.

« Les Goubiden, ces coiffes ridicules qui ressemblent à des tuyaux de poêle ajourés dont les femmes se couvrent le crâne sont désormais prohibés, comme le sont les chapeaux ronds à rubans des Breïzistanais. Ils ont des chapeaux ronds, vive les…
Je plaisante. »

— Charly, mets-moi une coupe.
— Ça vient. Et une coupe pour le ministre, une !

« Mesure far phare, l’enseignement du breizistanais et son usage dans les administrations sont interdits dorénavrant… je veux dire interdits à compter de tout de suite, d’autant qu’à force d’en user, c’est usé. Pareil pour ces rassemblements imbéciles où des sales merd… des mioches, passe encore, et des adultes attardés font la ronde en massacrant les parquets à grands coups de sabots lors de leurs fêtes, les fècesnoces, ils appellent ça, ou un truc pas loin.  Des orgies tapageuses, oui, et qu’ont rien à voir avec not’ 14 juillet. »

— Charly, Faut que je te l’demande comment ? Mets-en deux, tant que tu y es.

«Interdits les bagdads, des cliques que rien que le nom, si ça c’est pas du terrorisme, faut m’espliquer.  Déjà pour les oreilles. C’est que ça y va les couacs, avec leurs binious, que ça mériterait à l’aise d’être arrosé de  chevrotine. Les sabotiers, et leur fâcheuse tendance à saboter ce qui est sabotable, vont être soumis au port obligatoire du signe de leur infamie, que dis-je, de leurS infamieS, je vais me gêner ! Leur Hermine, ils veulent pas se la mettre dans le fondement ? qu’à cela ne tienne. On va leur faire briser les sabots en mille morceaux, et ils y tailleront à l’Opinel leur symbole celte à la noix. Qu’ils devront le porter sur leur poitrine de porcs breïzistanais.  Et en tant que ministre be l’indérieur, j… j’interdi… ça sera défendu de…»

— Du de fous de ma gueule ou guoi avec tes coupettes ? Laisse la bouteille et ap… app… file-moi un grand verre.

« Saint Yves et Sainte Anne, c’est  norédravant… c’est maintenant du passé, que ces têtes de mule de breïzistanais se mettent ça dans le grâne. Rayés du galendrier républicain Yves et la sœur Anne qui verra plus rien venir ne seront plus fêtés, c’est comme ça. Les cousins à la mode du Breïzistan, c’est fini. Finie aussi la pêche aux moules du Breïzistan, fini le homard à l’améric, je veux dire à l’armoricaine, blus dout le resde y’aura qu’à lire la lisde ovizielle dans le journal oviziel.
Tout élu, tous les élus, vive zélu… je plaisante, ou rebrévendant de l’ordre, du clervé, de l’adm… de l’admi… l’admisidration, ceux de la vongtion bublique, quoi, des transborts en gommun, des p… pét… des PTT, des assoc… et de la société civile pris à parler le breïzisdanais ze verra banni et débozédé défait déboudé déceptionné déçu, je veux dire déchu de la natio… nalité française.»

— Boudin… budin de bébie… Et merde, putain de PéPie. Vait zoif. Chhhh… Charly, j’ai zoiv, nom de dieu.

«Font chier, au Breïzistan, avec leurs gonneries. Pour la peine, leurs eaux deritoriales seront radajées à la Vendée ou à la Normandie zelon le gas.»

dieudonneSans Dieu, Dieu n’existerait pas, et Dieudonné non plus, vacherie ! lui qui nous fait tellement rigoler, et Dieu sait si on en a besoin, de rigoler, avec tous les charlots du PS qui jouent les pères La morale, et les autres faux culs qui se gaussent
Charlot, moi, il aurait pu me faire rire quand il se casse la margoulette, sauf qu’il se relève toujours, je sais pas comment il fait mais bref, il se relève et ça, je trouve pas que ce soit marrant, qu’en plus il a jamais de bleus. Moi, les gus qui se cassent la figure, ça me fait bidonner que s’ils s’en prennent plein la tronche et que, du coup, ils peuvent plus bouger et restent cloués au tapis. Ceci dit, vaut mieux pas passer en bagnole à ce moment là, à cause des clous qui peuvent traîner. Sinon, je vois pas en quoi c’est drôle, s’ils se relèvent, les gus.

En ce moment, Dieudonné, avec les gamelles qu’il se ramasse, ça me fait encore plus pisser de rire que d’habitude. Ça pourrait être mieux, mais faudrait attendre qu’il soit KO, ce qui devrait pas tarder. Le temps de faire brûler deux trois cierges, et ça serait bien le diable qu’on soit pas exaucés.
Alors je vois pas pourquoi on l’empêcherait de nous faire bidonner, merde alors ! Et que son pognon il l’emporte pas au paradis, j’en ai rien à secouer du moment qu’il me fait marrer. Bon, si ils lui piquent, c’est pas plus mal, et une bosse de rire en rab, je suis pas contre. Comme pour l’autre gus, Gay Lussac ou un nom comme ça, le fendage de gueule !

Après y’a un autre truc qui me fait taper sur les cuisses, c’est ceux qui disent que c’est de la censure, qu’il faut pas, qu’on est en république et même en démocratie, mon cul, oui, en démocrasseuse, je veux bien, parce que si on était en démocratie, je veux pas dire, mais ça se passerait autrement, vous croyez pas ?

Dieudonné, c’est rien qu’un gros con, y en a qui disent. Pardon. D’abord il est pas si gros que ça, et ensuite il est pas si con que ça, mais juste assez pour nous faire bidonner, si on a la finesse qu’il faut pour saisir sa finesse à lui, ce qui est pas donné à tout le monde. D’accord, il paraît qu’il serait un peu nègre, Dieudonné, mais à mon avis, et si c’est vrai, on peut se poser la question de savoir s’il l’aurait pas fait exprès. Parce qu’entre nous, faire de l’humour quand on est un peu nègre, c’est pas rien. Le jour où un rigolo d’islamiste nous fera rire, faudra pas y manquer et y aura intérêt à le passer à la télé. Si Dieudonné nous a pas fait mourir de rire en se pendant ou un truc encore plus marrant, il pourra faire un duo avec l’arabe que je causais. Après tout, il en avait bien fait un avec un Juif. Je dis un Juif, mais on n’a jamais eu aucune preuve en direct que c’en était un vrai, et que même si on nous y avait soit-disant prouvé, rien n’aurait dit que ça aurait pas été un musulman, ou pire. De toute façon, faut croire qui, faut penser quoi et en qui on peut avoir confiance, hein ?

Laissez-nous le temps de faire notre boulot, et tout ira bien. Des ritournelles comme celle-là, les élus, ils adorent. Ils adorent nous les chanter à tue-tête, oubliant que, pour se faire élire, ils n’hésitaient pas à promptement clamer haut et fort, qu’une fois au pouvoir, avec eux, ça ne traînerait pas. L’artisan du coin, quand il doit quelques fifrelins à l’administration, je l’imagine bien aller pousser le même genre de chansonnette. Laissez-moi encore 2 ou 3 ans, et sûr que je paierai mes dettes rubis sur l’ongle.

Moi, je serais agriculteur aujourd’hui, même si je sais très bien que la gestion, l’écologie et moi, ça fait deux –et pour cause, les voies sans issues sur lesquelles on nous a mis : modernisation, mécanisation, informatisation… avec les emprunts qui vont avec, sans parler des politiques européennes– je serais agriculteur, disais-je, pas sûr, mais pas sûr du tout que je voterais pour un de ces bonimenteurs du PS, comme je l’ai fait aux dernières élections. Et dire qu’avec Sarko et les autres rigolos, on croyait avoir touché le fond ! Mais pas de risque que je sois agriculteur, jouer le cul-terreux les pieds dans la gadoue, faut quand même pas exagérer.
Je serais éleveur, en Bretagne comme ailleurs où des experts nous ont serinés pendant des années pour produire toujours plus sans se préoccuper de la réalité des marchés, je leur refourguerais mon exploitation, les y enfermerais et leur dirais : « Maintenant, montrez-nous comment vous allez vous en sortir ». Éleveur, à trimballer le fumier, c’est pas mon truc, il y a des limites à tout, mais si vraiment la vie m’avait amené à le devenir, tout le monde ne naissant pas avec une cuiller en argent dans la bouche, pas sûr que je revoterais pour un de ces rigolos de l’UMP. Ils me l’auraient fait une fois, ils ne me la feraient pas une deuxième.
Je serais pêcheur, même si je sais que, question gestion, il y aurait à redire, cependant moins que sur la façon dont l’Europe traite les affaires de pêche avec ses décrets et réglementations brutales comme un coup de vent du noroît, garanti que je ne risquerais pas de donner ma voix à un de ces charlots de l’écologie. Pas que je sois contre l’écologie, on peut pas être contre, mais je vais devenir quoi, mes gosses ils vont devenir quoi, les potes pêcheurs ils vont devenir quoi ? Faire dans la plaisance ? comme l’a dit une andouille de Bruxelles pour qui « bateau » c’est Petit Bateau et Petit Bateau un slip, un qui n’a rien à voir avec le carénage.
Je serais infirmière, et je parle pas des Marie-Thérèse, que finalement elles ont peut-êtwe waison de ne pas se pwendre le chou, faudwait pas que des gugus de l’UDI comptent que je vote pour eux, ah non, faudwait pas.
Je serais enseignant, sûr qu’au PS, ils pourraient continuer à rêver que je vote pour eux.
Je serais pompier, ils iraient tous se faire voir.
Si que je serais un toubib ou un truc comme ça, comme avocat ou je sais pas, mais un truc du genre pareil, je te fous mon billet que ceusses du Front de gauche ils iraient se rhabiller, avec ceux du FN. Sauf que ça risquerait pas, à cause que mes vieux, c’est pas l’envie qui leur aurait manqué que je fasse des études, mais c’est le pognon, que l’ascenseur social il attend le dépanneur qui serait lui-même en panne, à c’q’ui paraît.

Je serais politicien, et en supposant que je sois honnête, ce qui serait surprenant si j’ai fait l’ENA ou Sciences Po, j’aurais tellement honte des discours de mes pairs et de mes propres incapacités que je me tirerais une balle dans la tête le genou un bras la couenne. Une balle à blanc, soyons raisonnable. Non : mieux que ça, je prendrais la parole pour dénoncer l’incompétence des… Mais serait-ce bien honnête et surtout bien malin de cracher dans la soupe qui me nourrit ? Tout bien réfléchi, je me la fermerais.

Je serais un citoyen responsable, c’est pour moi et pour mon propre intérêt que je voterais. Comme chacun. Hélas, Dieu m’a voulu irresponsable.

Quand je vous le disais, hein ? Et j’étais pas le seul à y dire, non, non, non, non, non, non. Et ben voilà, on y est, et on y est bel et bien. Où ? Dans quoi je devrais dire, mais vous le savez très bien dans quoi c’est qu’on est, me dites pas le contraire. Et vous y êtes pour quèque chose, que vous y vouliez ou non. Le Jean-François, il y avait dit ou pas ? Un visionnaire, le gus, que le papa et la maman Copé, moi je serais eux, je serais fier d’avoir un fils comme ça. Pensez, un visionnaire !

Et la Marine, notre Marine nationale, moi je dis qu’en voilà une qu’a pas peur aux yeux, elle vous avait prévenu, Marine oui ou non ?

Et c’est quoi que vous allez faire, maintenant, hein, c’est quoi ?

La gangrène, ils y avaient dit et moi aussi, si tu veux pas l’avoir, tu coupes le bras qu’est daubé, sinon, sûr que tu la chopes et qu’après, on a plus qu’à te mettre en bière, et basta, et c’est bien le temps de chialer, tiens !

Des conneries ce que je raconte ? Vous y étiez, vous, ce matin, à Matignon ? Si vous y étiez, c’est que j’y vois mal, mais comme j’y vois bien, c’est que vous y étiez pas. Moi, j’y étais. C’est là que je les ai vus, tous les quatre, qui en sortaient. Non, non, non, pas par la grande porte, ça risque pas, à cause que leur religion, c’est sournoiserie et menterie. T’as pas le dos tourné que tu te retrouves avec un couteau planté dans le dos, si c’est pas pire., même s’il y en a qui préféreraient le pire, en dessous du bas du dos, mais chacun ses goûts, hein.

Et c’est qu’un début, vous pouvez me faire confiance. Les conneries, c’est pas un bon chrétien comme moi, catéchisme, confession, communion et tout le saint frusquin, qui risque d’en raconter, et encore moins des mensonges. Ils ont tout prévu, faut pas croire, des minarets en veux-tu en voilà, les ministères transformés en mosquées, et encore je dis pas tout. Et je parle pas des barbiers au chômage ! La tour Eiffel transformée en minaret, nous v’là beaux !

Alors moi, ce que je dis, c’est qu’il faut agir, parce que si on se laisse faire en les laissant faire, sûr que le prochain Noël, on pourra s’asseoir dessus.

Bon, juste pour ceux qu’auraient encore un doute, je mets la photo (c’est moi qui l’ai prise) de quand ils sont sortis de la mosquée de la rue de Varenne.

 

le_cauchemar_de_juppe

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Les gens qui sont dans la politique, je n’ai rien contre, loin de là. Difficile d’en vouloir à ces consciences éclairées, à ces êtres d’une consistance sans égale, à ces hyperactifs volontaires, fougueux et talentueux. Délicat de ne pas applaudir aux discours de ces valeureux tribuns, aux idées lumineuses de ces têtes pensantes qui les prennent (et nous surprennent lorsque nous en prenons connaissance) même pendant leur siestounette sur les bancs de leurs assemblées. Ardu et dangereux de s’opposer à ces gens de pouvoir qui savent mieux que des marionnettistes de talent tirer les ficelles des pantins qui s’abandonnent, confiants, entre leurs mains de démiurges géniaux et généreux. Scabreux de ne pas vénérer ces chefs ou cheftaines aguerris, à l’autorité innée, qui nous guident sur le chemin de la liberté-égalité-fraternité –fermez le ban!, que je m’y tienne debout au garde à vous afin de mieux apprécier cette noble étoffe qui les a fait choisir pour nous représenter et nous conduire à bon port, ne nous menant jamais par le bout du nez, ni ne nous faisant emprunter le moindre chemin hasardeux ou celui, tire-au-flanc, d’une stabilité improductive.
Être contre ceux que nous avons en quelque sorte intronisés n’est pas même pensable. Surtout lorsqu’on est pour. Je suis pour à cent pour cent, même à sang pour sang si se dessinait le moindre funeste destin. En un mot comme en cent, je les aime. De cet amour qui, n’attendant aucun retour, absolument aucun, ne saurait être déçu.

Hélas, hélas, hélas, trois fois hélas (ce qui fait quatre avec ce dernier,) sachant que d’aucuns, persuadés de tirer un jour profit de leur geste que l’Histoire leur montrera vain, sont plus prompts que moi à glisser dans l’urne ces petits papiers dont le rôle hygiénique pour le pays n’est plus à démontrer, j’évite quant à moi les bureaux de vote, les cris désespérés d’une carpe esseulée l’emportant sur les harengs harangues pas toujours fraîches et désespérantes des candidats dont notre saur (mauvais) sort, à les entendre est entre leurs mains âpres et mollement humides. Les élections se passent de moi sans qu’elles en tirent de bénéfice, tandis que je me passe avantageusement d’elles, y compris de celle de Miss France où, priant les carpes, truites, brochets ou perches de bien vouloir patienter, plutôt que taquiner le goujon, je m’attaque aux maquereaux, raies ou morues. Tant pis, alors, pour le Gefilte Fisch.

« Ne pas voter, c’est être irresponsable, c’est être contre la politique et contre ceux qui y sont jusqu’au cou, tentent d’y surnager et mouillent leur chemise pour la France et son bon peuple…» vous entends-je grommeler comme des bécasses, bien que celles-ci croulent, tout comme d’autres le font, sans doute vous-même, sous les responsabilités citoyennes qui les assaillent.
Que vous dire ? Laissons plutôt s’exprimer François Hollande, notre Président, comme il le fait dans la stricte intimité face à son miroir de salle de bains. Non ! Imaginez simplement ce qu’il peut se raconter, ce qu’il pense du pétrin dans lequel il s’est mis et dans lequel l’ont mis une majorité d’honnêtes citoyens dont il est possible que vous soyez, qui ont voté pour lui, lui ont fait des grâces et qui, aujourd’hui, le vilipendent sans vergogne, lui tournent le dos, le trahissent, comme d’autres le firent avec son prédécesseur, un certain Nicolas Sarkozy, si je ne me trompe, ou encore avec tel ou tel autre et, toujours, en donneurs de leçons, le referont avec les suivants.
N’ayant voté ni pour l’un, ni pour l’autre, ni jamais pour personne est éminemment la preuve que je ne suis pas contre celles et ceux qui font de la politique, bien au contraire. Je l’ai dit et le redis : j’aime les gens qui sont dans la politique, je les soutiens, les respecte, les aime du plus profond de de mon inconscience, en leur clamant haut et fort qu’avec moi ils peuvent dormir tranquilles : jamais je ne voterai pour eux.

« Et les énarques, hein, les énarques. Vous les aimez aussi ? » Vous ois-je me demander sournoisement en vous gaussant plus que ne le fit Carl Friedrich lorsqu’un détracteur stupide avait critiqué sa pertinente démonstration du théorème énonçant que « toute fonction entière rationnelle algébrique d’une variable peut se décomposer en facteurs réels du premier ou du deuxième degrés ».
Où donc avez-vous vu que les énarques faisaient de la politique ? Vous réponds-je sans ambages. Ils font des affaires, certainement pas de la politique. Des affaires, rien que des affaires, encore des affaires, toujours des affaires. Et les affaires, Dieu sait que ça ne passe pas par les urnes. N’est-ce pas ?

Les Roms, ceux qui atterrissent en France, moi je serais eux, je me barrerais vite fait ailleurs, à moins qu’ils tiennent vraiment à danser la valse au grand bal qui se prépare. C’est qu’on en a de grands musiciens joueurs de flûtiau et de cor, prêts à faire danser les Roms comme le faisait notre bon roi Louis le Quatorzième. Qui n’y allait pas avec le dos de la cuiller roms_roulotte_2pour se débarrasser des Roms : les mâles aux galères, leurs femelles –rasage gratis– marquées du sceau de l’infamie, les grouillants, morve au nez, enfermés dans des hospices pour y être exploités et maltraités. Entre Valls, à la baguette –un Iznogoud qui n’a pas les deux pieds dans le même soulier et à côté duquel Sarko est l’incarnation de l’humilité– et notre Marine Nationale –qui se la joue Roland à Roncevaux, preuve qu’elle connaît moins l’histoire que le Horst-Wessel-Lied, l’hymne officiel des SA et du Parti National Socialiste des travailleurs allemands, gentils garçons qui travaillent d’arrache-pied à la restauration de l’ordre (nouveau),– ne manque plus que l’événement qui ouvrira le bal : des élections au doux goût de la haine. Raciale.

Les Roms, je serais eux, je penserais à retourner là d’où ils sont partis ou à se trouver un pays d’Europe moins hostile, à défaut d’être plus accueillant, donc n’importe quel autre que la douce France. Moi, je serais à l’intérieur, je te mettrais ces traine-savates dans un avion, dans des camions bâchés dans un train avec un coup de pied au cul pour leur donner de l’élan, et zou, à l’extérieur ! Ça risquerait de poser problème parce qu’ils sont Européens ? Avec les mêmes droits que les Européens ? Ah bon !

La Déclaration des Droits de l’Homme a beau parler d’égalité, pas sûr que tout le monde en ait la même définition, de l’égalité. L’égalité avec qui, d’abord ? Déjà qu’entre les Européens, ça n’est pas si simple. Européens, moi je veux bien, si on m’explique ce que ça veut dire. Français-européen, ou Allemand-européen, qui est déjà la classe au-dessus, je vois à peu près ; Grecs-européens, c’est déjà pas la même ; mais Roms-européens, ça veut dire quoi ? Puis ceux qui viennent en France vider nos poulaillers et voler nos gosses avec leurs doigts même pas manucurés, ils viennent d’où ? De Roumanie ? De Bulgarie ? S’ils sont Roumains, pourquoi on ne les dit pas tout simplement Roumains ? Et s’ils sont Bulgares, pourquoi ne les appelle-t-on pas Bulgares ? Itou pour les Slovaques, Hongrois, Croates… Et s’ils sont européens, pourquoi le marché du travail, sans lequel ils ne peuvent pas s’intégrer, leur est-il fermé ?

Les juifs, les arabes, les musulmans, faut plus trop y toucher et, question de boucs émissaires, on commençait à craindre la pénurie. Mais ouf ! on a trouvé les successeurs, merci les Roms. Qu’on peut accuser des maux dont on ne peut plus accuser les David, Esther, Aaaron, Ziva, Nathan, Sarah, pas plus que les Ali, Mehdi, Leïla, Sofiane, Yasmine. Alors on les accable, on condamne leur conduite, on les incrimine ces Roms qui nous envahissent, souillent nos villes et nos campagnes. Une terrible horde de 20000 Roms, ce qui en fait, si mes calculs sont bons, 200 par département, bref, une horreur qui doit coûter, entre les opérations de police, les destructions de campements, les travaux de voirie… la peau des fesses aux contribuables. Question idiote : combien y a-t-il de chiens en France ? Que représente la masse de leurs déjections ? Combien leur enlèvement coûte-t-il aux collectivités ? Combien coûtent les dégâts corporels dont ils sont responsables ? Enfin, question annexe, à combien d’euros revient un chien ? Je ne parle pas des chats…

En 1983, la marche des beurs avait quand même fait bouger un peu les chose. Certes, ils représentaient un électorat potentiel, contrairement aux Roms considérés comme étant une sous-race par les Marine Nationale et comparses, ou comme étant incapables de s’intégrer à notre société (mais aptes à se désintégrer) selon Les Valls et affidés –on se place comme on peut–, Roms qui ne risquent en aucune façon de se rendre dans quelque bureau de vote que ce soit, on s’en doute.

Alors à quand une marche des Roms sur la place Beauvau ou l’Elysée ? Avec le soutien des Roms “intégrés” ? Ne rêvons pas et rappelons-nous comment les immigrés juifs de la première génération avaient accueilli ceux de la deuxième. Les Roms d’origine parfaitement intégrés à la société française ne manquent pourtant pas, mais sont-ils prêts à faire leur “coming out” et à dévoiler leur origine… honteuse ?

Comment Rom, terme générique (adopté par l’Union romani internationale lors du premier Congrès international des Roms, en 2002) pour désigner des groupes ethniques hétérogènes malgré des racines communes, a-t-il pu à ce point devenir cette désignation infamante dans la bouche de responsables politiques qui se réclament de la patrie des Droits de l’Homme ?

Moi, je serais Rom, et quitte à faire naufrage, je me demande si je ne préférerais pas être Afghan, Maghrébin, Turc, Africain subsaharien… et m’embarquer sur un vieux rafiot qui coulerait au large de Lampedusa.

Pour tuer le temps et l’ennui, à défaut de tuer autre chose, comme tuer le serpent dans l’oeuf que pondra la poule avant de se le becqueter, car reconnaissant en cet animal hypocrite l’étranger qui viendra bouffer ses prochains oeufs si elle ne veille au grain… pour tuer le temps et me mettre du baume au cœur, disais-je, je me passe en boucle la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.
 Aucun doute, ça marche. Et non seulement le temps semble se raccourcir comme un élastique dont on relâche la tension, ou un ressort pour qui en aurait, mais c’est d’un tel désopilant que, l’ayant fait écouter par pur souci d’enrichir sa culture à ma domestique d’origine portugaise, celle-ci a cessé de se faire arnaquer au rayon cosmétique de son hypermarché à acheter sa sempiternelle et chimique crème dépilatoire, crème qui, jusqu’à présent, ne lui a en aucun cas permis d’obtenir une nationalité plus enviable, à l’instar de celle Française qu’on est bien obligé d’admettre comme ne manquant pas de gueule, suffit de voir Marianne, bien autre chose que ma domestique dont je n’ai d’ailleurs jamais réussi à prononcer le nom correctement, ce qui n’a rien d’extraordinaire, le Lisutanien ne se prononçant absolument pas comme il s’écrit, c’est tout dire.  Je n’ai cependant rien contre elle, pas plus que contre la souillon bonne précédente, une Rom à qui j’avais gentiment expliqué (après qu’elle m’eut mis aux ordures une collection de CD Roms),  qu’elle avait vocation à retourner dans son pays.  Il y en a qui ont vocation à se gaver de caviar avec la cuiller en argent qu’on leur a mise dans le bec à la naissance ; d’autres non.  Mal intégrée, donc pas très futée, puisque Rom, je lui avais mi les points sur les i en lui expliquant qu’elle faisait partie du deuxième groupe, gardant pour moi que ce fait m’autorisait d’évidence à défalquer de ses heures de travail, bâclé, celles passées à lui faire entrer certaines notions dans son étroite boîte crânienne.

La DUDDHC, je raccourcis, ce qui me rappelle la douce époque révolutionnaire où, par pur esprit chrétien compassionnel, des sans-culottes parmi les plus acharnés,  donc qui en portaient, étêtaient gentiment et derechef les individus dont la haute taille pouvait indiquer une tendance à une quête de grandeur, leur évitant ainsi tout traumatisme crânien. Ô les braves gens ! La Déclaration etc., avais-je commencé à écrire, dès le 1e article, me fait pisser de rire, ce qui me rappelle les geôles puantes des Montagnards, en 1793 où, noblesse oblige, on mettait à l’abri en des lieux autant secrets que calfeutrés les pleutres à qui la Terreur faisait peur. À en croire les quelques malchanceux qui avaient recouvré l’air libre, désormais disponible à tous, ça en foutait pas une, ça parlottait, ça piaillait, ça jouait, ça pariait, ça rigolait ferme. Je parie que c’est toi le prochain ! Et non, c’était celui qui y disait qui y était. La bosse de rire !
 Depuis, et dans pas mal de contrées de sauvages, on a fait mieux que ces enfantillages, mais même sans aller si loin, on n’est pas si loin que ça de remettre le couvert. Il suffit de prêter l’oreille, je suis heureux il fait soleil, et pourtant, comme le dit Jean Roger Caussimon

Le 1e article. Prêts pour la rigolade ? : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Naître libres et égaux.
« Libres » : la liberté, si je ne m’abuse, implique l’autonomie. Si mes souvenirs n’ont pas été pollués par quelques croyances idiotes, je suis né bébé. Un tout petit machin vagissant sans aucune liberté, car entièrement dépendant des autres et sous leur coupe, y compris, dans mon cas, sous la coupe de la vache du voisin sans laquelle on n’aurait eu que du gros rouge à me donner en guise de nourriture.
« Égaux » :  loin de là, notamment tant que les barres de sécurité dans les bus ne seront pas à la hauteur censée me permettre de m’y tenir : mesurant 1,54m hors tout, je ne peux que m’agripper aux lacets des chaussures montantes de mon voisin que son 1,82m autorise à tenir fermement, et sans les lâcher pour autrui, deux magnifiques barres de sécurité en acier inoxydable. Le phénomène de dilatation que provoquent les étés  torrides n’y changent rien.
« Dignité » : n’arrivant pas à saisir le sens exact de ce mot, il me faudrait chercher dans mes relations quelqu’un qui m’éclaire. Certains politiques pourraient peut-être me coacher.
« Ils sont doués de raison et de conscience » : Tous les êtres humains ? Vraiment tous ? Les nègres, les cocos, les nazis, les khmers rouges, les Berlusconi ? Les Roms aussi ? Pas les Arabes, quand même pas !  Même les juifs ? Ah ! pas tous, me voilà rassuré. Oui, je sais, il y en a qui sont bien, qui ont du boulot, qui gagnent leur vie et tout et tout. Même chez les Roms parmi lesquels il y en a qui sont pleins aux as et qui vivent comme des rois. Paraîtrait même que c’est des rois, des vrais. Des vrais que c’est ni la conscience, ni la raison qui leur manque, parce que pour monter des affaires comme celles qu’ils montent, qui consistent à faire remonter la monnaie jusqu’à eux, sûr qu’il faut s’y connaître question raison et conscience.
« Agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » : C’est bien là ce je fais en inculquant quelques notions de culture dans la caboche tête de mes esclaves bonniches employées. C’est aussi ce que font les états européens les plus riches en aidant généreusement et sans autre intérêt que leur propre intérêt le Portugal ou la Grèce.

Ce 1e article est une bien belle entrée en matière, qui prend tout son sens avec l’article 2, à se rouler par terre :
« Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race » –manquerait plus que ça !–, « de couleur » on n’en est plus là !  , « de sexe » oui, mais y’a quand même des limites, « de langue » ce qui n’est tout de même pas une raison pour enseigner le breton, le basque, l’auvergnat septentrional, et tant qu’à faire, pourquoi pas le Rom, « de religion » tant qu’elle est bien de chez nous et hystérique historique, « d’opinion politique » avec les limites liées à la bienséance et à l’obéissance à l’ordre (nouveau ?) « ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance » cause toujours ! « ou de toute autre situation. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté » -ô délices ! ô joie ! ô félicité ! ô Droits de l’homme doivent clamer en chœur les refoulés de tout poil et plus encore ceux, notamment européens, des Balkans et confins.
Quand je vous disais…

Pourtant ça n’est que le début. Installez-vous sur le trône ou mettez une couche, j’en remets une. Voyez plutôt.
Article 3 – « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » –mouais, à condition qu’on réexpédie chez eux les Roms délinquants.
Article 4 – « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. »
Article 5 – « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». –Raison pour laquelle les campements insalubres des Roms et autres paumés sont bien heureusement détruits. Car vivre dans de telles conditions d’insalubrité, reconnaissons que c’est bigrement dégradant .

Marrant, non ?  Je fais grâce des autres articles, mais conseille de jeter un œil sur le 7e, les 9e, 12e, 13e, 16e, 18e, le 19e (qui me met en liesse), les 22e, 23e, 26e, 27e, 29e.

En toute logique, et à moins que vous ne manquiez cruellement d’humour ou que vous souffriez de la non observance des belles règles édictées par cette DUDDHC, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen (qui a quelque chose d’une déclaration… unilatérale), vous devriez : soit avoir les cuisses en feu à force de vous les être tapées, soit avoir la vessie vide. Dans quel cas, vous pourrez enlever vos couches si vous avez eu la bonne idée de suivre notre excellent conseil.
Mais peut-être, vous comme moi, avons-nous en réalité tristement ri jaune, jaune pipi, cela s’entend.
Comme j’ai ri jaune lorsque, pour s’attirer les bonnes grâces d’un électorat qu’il manipule pour que celui-ci l’aide à accéder aux plus hautes fonctions, le maître de ballet balai de l’hôtel de Beauvau, usant de stratagèmes empreints de quelque chose qui ressemble au plus trivial des racismes,  est entré en scène pour envoyer valser les Roms. Sous les applaudissements de nombre de spectateurs.

Moi, ce que je dis, et y’a persone qui me force la main, c’est que le merdier au Moyen orient, à mon avis, faudrait tout y éradiquer. Y’a personne qui me force la main, mais faut dire qu’à cause que je lis dans les pensées des uns, des autres et du reste, ce qui fait pas  mal de monde, même si c’est rien que les pensées de ceux-là qu’ont le pouvoir, je veux dire ce que les canards et les jités appellent les responsables, leurs pensées, elles finissent par être les miennes, et comme c’est des responsables, elles sont pas stupides et peuvent qu’être bonnes, leurs pensées. Bon, y’en a qui seraient prêts à prétendre ou près de prétendre que c’est pas leurs pensées, mais faut pas me la faire, parce que je lis même dans les pensées qui sont pas encore pensées, celles qui sont en devenir, et aussi celles qui sont qu’à moitié pensées parce que si elles l’étaient conplètement, ça ferait du bouzin et de la honte, que plus d’un rougirait, on peut me croire, et sûr qu’il y en a qui porteraient le truc devant les tribunaux, si ils ont assez de courage ou si ils ont rien à perdre, comme les idiots qu’ont pas un rond, pas de bonne femme, et que les gamins ils ont été placé à cause que rien que de les trimbaler avec soi, faut y assumer, avec la morve et tout.
J’y viens. Moi je dis que si on avait un gros stock de bombes, un gros stock d’avions ou même rien que des aéronefs pour aller les balancer, un gros stock de gros cons galonnés avec des couilles grosses comme ça, que le mot tergiverser ils risquent pas de l’avoir inventé, même s’ils auraient pu parce que, justement ils tergiversent pas, mais ils l’ont pas fait parce qu’ils ont aute chose à faire, comme aller balancer sans hésiter leurs bombes sur la gueule de ceux-là qui nous emmerdent, avec leur terrorisme et leurs églises à la con, si on peut appeler ça des églises vu qui y a pas de croix avec un type dessus qu’a les bras tout pareil en croix, on se fout de qui ? et je parle pas des boulots qu’ils nous prennent, des allocations familiales, et la sécu, et les congés payés qu’ils profitent, on va ou ? Moi, la Scierie, je te le lui balancerais des bombes incendiaires que ça va pas traîner, et en même temps je te fais pareil sur l’Iran, sur l’Iraq, sur l’Egypte, sur partout dans le coin et je vais même plus loin, sur Israël, c’est pas des vrais arabes, mais pas loin, et plus personne nous fera chier. La paix, c’est à coup de baffes que ça se fabrique, en tous cas c’est ce que je lis dans les pensées des gars, même la plupart, sauf que ça se dit pas, que les murs auraient des oreilles, à ce qu’on dit, et tout, avec internet, même les ricains ils écoutent, mais eux c’est pas pareil, et puis si c’est pour se faire taxer de facho, merci.
Bon, d’accord, avec ce qu’il faut comme bombes, avions, hélicos, pilotes, casse-croûte et packs de bières, vaudrait mieux que tous les pays libres des démocraties ils soient ensemble, à cause que si ils sont pas ensemble, ça risque de manquer d’avions, de bombes et de pilotes et du reste aussi. Les britishs, je sais pas, ils seraient faux culs sur les bords que ça m’étonnerait pas.
Bon on a tout, les moteurs d’avions vrombrissent, avec dedans des mitrailleurs avec des mitrailleuses et des GPS pour pas se gourer de cible, on sait jamais, ça arrive, mais c’est comme ça et on n’y peut rien, et au top, c’est parti, et au retop, on te fait un joli lacher de bombes que plus personne nous fera cheré, ça c’est sûr. À part peut-être les russes ou les chinois, on leur fait pareil si ils nous cherchent, et c’est tout. Même punition, même ordre, même motif, comme on nous disait à l’armée, c’est futé, l’armée.
Maintenant, une supposition qu’on a pas assez d’avions ou de bombes ou même de pilotes, pour les packs de bière ça devrait faire, caisse qu’est-ce qui nous empèche qu’on s’arange de se les faire rentrer dedans entre eux, comme ça avait fait entre l’Iran et l’Iraq, hein ? Qu’on y avait bien un peu mis le feu aux poudres, avec toute la poudre qu’on leur avait vendue, c’était pas con. Qu’est-ce qu’on s’emmerde à aller bombarder la Scierie Syrie puisqu’ils font très bien le boulot tout seul, aprés tout ? Mais j’ai rien vu de tel dans les pensées des responsables, à moins que je sache pas ce qui ce passe. C’est dommage parce que une supposition que les chiites et les sunnites il se foot foutent sur la gueule, que c’est pas compliqué qu’ils y fassent, qu’il suffit qu’ils aient les armes pour y faire, plus les munitions et des encouragements, ça aide, il suffit de faire de l’intox, ça fait pareil pour attiser la haine, c’est quand même pas bien compliqué, nom de dieu. Tu ajoutes des juifs au milieu, il y en a dans le coin, et garanti que le ménage il est fait et qu’on a plus qu’a venir ramasser les chandeliers en or, les dattes et les bidons d’essence.
Moi, je dis que c’est faisable, à condition encore faut-il qu’on aille pas y brailler sur les ondes ou au Gévain ou dans les canards, ça serait le comble. Secret défense, on se la ferme et sait c’est tout. Qu’on va quand même pas prévenir la Scierie Syrie et les autres comme y en a qui font, qu’on va y punir, on aura tout vu !
En tout cas c’est pas le choix qui manque, soit on rase tout, soit on les embrouille pour qu’il y fassent eux-mêmes. Moi, je dis que la deuxième solution, c’est pas plus couillon et que ça laisse les mains propres, que c’est pas sûr qu’on a bien besoin de se les salir encore, je parle pas pour moi.

À un moment, être le Roi Serrurier, Louis le Seizième, ce me semble, ça m’aurait pas gêné plus que ça. Pas toute la vie, mais quelques bonnes années, les meilleures. Napoléon, ça aurait pu faire aussi, mais pas à Sainte Hélène ; je me serais débrouillé pour changer de vie avant. Chirac, aussi, j’y avais beaucoup pensé. Surtout à la mairie de Paris. Sûr que je n’aurais pas été contre, à part peut-être pour la charcutaille, que mes intestins ils font la gueule.
Plein d’autres aussi, comme Tapie. Faut reconnaître que c’est pas si mal, Tapie. Et mis à part quelques broutilles avec une banque, pas mal du tout, une vie de Tapie, d’autant que les broutilles en question, on ne peut pas dire qu’il s’en soit mal sorti.
Cahuzac, j’y avais pensé avant que l’Affaire n’éclate, mais depuis, j’ai préféré laisser tomber. 
Bref, tout ça pour dire que, jalousie aidant, ça n’est pas toujours facile d’être un escroc de haut vol. J’ai même entendu dire qu’il est arrivé à certains d’entre eux d’avoir pensé au suicide, les cons.
C’en est bourré, des escrocs ou autres salopards que ça m’aurait pas gêné d’être, si la place avait pas été prise et si j’avais pas les doigts gourds à force de faire les patates, qu’il faut bien manger, nom de dieu, les doigts gourds qu’avec tous les noms qu’il faudrait que je tape, c’est qui qui les ramasserait, les patates ?
Mais patience, que je me dis, mon tour viendra. J’ai pris quelques options pour ma prochaine incarnation, et çui qui prétendra être le Dalaï Lama, garanti qu’il est pas encore né, merde alors !