Archives de la catégorie ‘Moyen orient’

Je fauche les toisons
j’ébranche les torses
j’effeuille les mains
je pourfends les crânes
j’arrache les coeurs
je moissonne les vivants

Je m’abreuve aux fleuves vermeils

J’étanche ma soif de gloire
aux râles de ceux que je condamne
je me nourris de la souffrance
des suppliciés que j’achève
j’ensemence la haine
j’arrache la vie à la vie
je distille la mort

De cadavres me rassasie

D’Asma si belle je m’enivre
de Hafez, Zein et Karim je suis fier
de mon statut je tire profit
j’ai tout pouvoir sur mes sujets
à mes pieds tremble le peuple
la terreur est mon triomphe

De mensonges me repais

La grandeur est ma fortune
le courage est ma nature
la puissance ma raison d’être
Je suis brave et méritant
clairvoyant dans mes décisions
j’honore Hafez mon père
le dépasse pour m’en montrer digne
Je suis Bachar
le porteur de bonnes nouvelles

De plus en plus d’occidentaux rejoignent les groupes armés islamistes. On peut estimer qu’ils sont déjà plus de 5000. Rien ne dit qu’ils ne seront pas bientôt 10000 ou beaucoup plus. Ce qui correspond à plusieurs bataillons, voire à une véritable armée. Qui peut, pour l’instant, revenir sans beaucoup de difficultés dans nos si beaux pays occidentaux et y semer la terreur.

Aussi, et plutôt qu’attendre que ces suppôts de Satan qui se réclament d’Allah sèment la zizanie lorsqu’ils auront débarqué chez nous, accueillons-les royalement et offrons-leur loukoums, dattes, thé à la menthe et surtout jeunes vierges pour qu’ils n’aient pas à les gagner par leurs actes courageux.

Mais c’est que des vierges, avec la dépravation qui a gangrené nos sociétés occidentales, y’en a plus tant par chez nous, vous entends-je me rétorquer. Gens de peu de foi, vous réponds-je, et que faites-vous de l’immense cheptel disponible dans les écoles maternelles et primaire ? Que ne comptez-vous pas sur ces innombrables têtes blondes dont les valeureux et courageux soldats d’Allah se satisferaient largement ?

Moi, ce que je dis, et y’a persone qui me force la main, c’est que le merdier au Moyen orient, à mon avis, faudrait tout y éradiquer. Y’a personne qui me force la main, mais faut dire qu’à cause que je lis dans les pensées des uns, des autres et du reste, ce qui fait pas  mal de monde, même si c’est rien que les pensées de ceux-là qu’ont le pouvoir, je veux dire ce que les canards et les jités appellent les responsables, leurs pensées, elles finissent par être les miennes, et comme c’est des responsables, elles sont pas stupides et peuvent qu’être bonnes, leurs pensées. Bon, y’en a qui seraient prêts à prétendre ou près de prétendre que c’est pas leurs pensées, mais faut pas me la faire, parce que je lis même dans les pensées qui sont pas encore pensées, celles qui sont en devenir, et aussi celles qui sont qu’à moitié pensées parce que si elles l’étaient conplètement, ça ferait du bouzin et de la honte, que plus d’un rougirait, on peut me croire, et sûr qu’il y en a qui porteraient le truc devant les tribunaux, si ils ont assez de courage ou si ils ont rien à perdre, comme les idiots qu’ont pas un rond, pas de bonne femme, et que les gamins ils ont été placé à cause que rien que de les trimbaler avec soi, faut y assumer, avec la morve et tout.
J’y viens. Moi je dis que si on avait un gros stock de bombes, un gros stock d’avions ou même rien que des aéronefs pour aller les balancer, un gros stock de gros cons galonnés avec des couilles grosses comme ça, que le mot tergiverser ils risquent pas de l’avoir inventé, même s’ils auraient pu parce que, justement ils tergiversent pas, mais ils l’ont pas fait parce qu’ils ont aute chose à faire, comme aller balancer sans hésiter leurs bombes sur la gueule de ceux-là qui nous emmerdent, avec leur terrorisme et leurs églises à la con, si on peut appeler ça des églises vu qui y a pas de croix avec un type dessus qu’a les bras tout pareil en croix, on se fout de qui ? et je parle pas des boulots qu’ils nous prennent, des allocations familiales, et la sécu, et les congés payés qu’ils profitent, on va ou ? Moi, la Scierie, je te le lui balancerais des bombes incendiaires que ça va pas traîner, et en même temps je te fais pareil sur l’Iran, sur l’Iraq, sur l’Egypte, sur partout dans le coin et je vais même plus loin, sur Israël, c’est pas des vrais arabes, mais pas loin, et plus personne nous fera chier. La paix, c’est à coup de baffes que ça se fabrique, en tous cas c’est ce que je lis dans les pensées des gars, même la plupart, sauf que ça se dit pas, que les murs auraient des oreilles, à ce qu’on dit, et tout, avec internet, même les ricains ils écoutent, mais eux c’est pas pareil, et puis si c’est pour se faire taxer de facho, merci.
Bon, d’accord, avec ce qu’il faut comme bombes, avions, hélicos, pilotes, casse-croûte et packs de bières, vaudrait mieux que tous les pays libres des démocraties ils soient ensemble, à cause que si ils sont pas ensemble, ça risque de manquer d’avions, de bombes et de pilotes et du reste aussi. Les britishs, je sais pas, ils seraient faux culs sur les bords que ça m’étonnerait pas.
Bon on a tout, les moteurs d’avions vrombrissent, avec dedans des mitrailleurs avec des mitrailleuses et des GPS pour pas se gourer de cible, on sait jamais, ça arrive, mais c’est comme ça et on n’y peut rien, et au top, c’est parti, et au retop, on te fait un joli lacher de bombes que plus personne nous fera cheré, ça c’est sûr. À part peut-être les russes ou les chinois, on leur fait pareil si ils nous cherchent, et c’est tout. Même punition, même ordre, même motif, comme on nous disait à l’armée, c’est futé, l’armée.
Maintenant, une supposition qu’on a pas assez d’avions ou de bombes ou même de pilotes, pour les packs de bière ça devrait faire, caisse qu’est-ce qui nous empèche qu’on s’arange de se les faire rentrer dedans entre eux, comme ça avait fait entre l’Iran et l’Iraq, hein ? Qu’on y avait bien un peu mis le feu aux poudres, avec toute la poudre qu’on leur avait vendue, c’était pas con. Qu’est-ce qu’on s’emmerde à aller bombarder la Scierie Syrie puisqu’ils font très bien le boulot tout seul, aprés tout ? Mais j’ai rien vu de tel dans les pensées des responsables, à moins que je sache pas ce qui ce passe. C’est dommage parce que une supposition que les chiites et les sunnites il se foot foutent sur la gueule, que c’est pas compliqué qu’ils y fassent, qu’il suffit qu’ils aient les armes pour y faire, plus les munitions et des encouragements, ça aide, il suffit de faire de l’intox, ça fait pareil pour attiser la haine, c’est quand même pas bien compliqué, nom de dieu. Tu ajoutes des juifs au milieu, il y en a dans le coin, et garanti que le ménage il est fait et qu’on a plus qu’a venir ramasser les chandeliers en or, les dattes et les bidons d’essence.
Moi, je dis que c’est faisable, à condition encore faut-il qu’on aille pas y brailler sur les ondes ou au Gévain ou dans les canards, ça serait le comble. Secret défense, on se la ferme et sait c’est tout. Qu’on va quand même pas prévenir la Scierie Syrie et les autres comme y en a qui font, qu’on va y punir, on aura tout vu !
En tout cas c’est pas le choix qui manque, soit on rase tout, soit on les embrouille pour qu’il y fassent eux-mêmes. Moi, je dis que la deuxième solution, c’est pas plus couillon et que ça laisse les mains propres, que c’est pas sûr qu’on a bien besoin de se les salir encore, je parle pas pour moi.

Ras le bol et plein les oreilles de ces artisans qui font du bruit jusqu’à tard le soir et remettent ça tôt le matin, sous prétexte qu’ils ont une commande urgente : un boulot de charpentier et de forgeron. La charpente, je n’étais pas contre, mais se farcir la stridence de la scie qu’un affûteur peu futé a mal avoyée ; les coups de maillet répétés sur le ciseau à bois émoussé qui ne parvient à trancher d’un seul coup les nœuds à cause du mauvais aiguisage d’un aiguiseur aux sens mal aiguisés, qu’une erreur d’aiguillage a dirigé dans cette voie professionnelle pointue où un manchot n’a pas sa place ; la taille à l’herminette sur laquelle ahane un apprenti aux yeux fous de bourreau… merci bien. Mais c’était de la bluette sonore par rapport au boucan infernal qu’avait produit la masse sur l’enclume, le marteau sur le fer, le fer rougi à blanc qu’un gaillard en sueur plongeait dans l’eau qui frémissait à gros bouillons. Marre de ce tintamarre.
Tout ça pour fabriquer quoi, je vous le pose en mille ? Une croix, je t’en foutrais !
Bon, d’accord, c’était il y a longtemps et aujourd’hui, on est passé à autre chose.

Ras les esgourdes et plein la calebasse de ces exécutions en place publique que les autorités, à défaut d’avoir su organiser un quelconque festival, avaient mises en place pour développer l’activité touristique dans le patelin.
Et ne vous imaginez surtout pas que c’était un truc à trois francs six sous. Non, car les spectateurs en avaient pour leur argent, dont je n’ai d’ailleurs jamais vu la couleur ni entendu le doux tintement, contrairement aux organisateurs qui s’en étaient mis plein les fouilles, vous pouvez me croire, l’archéologie, ça me connaît.
Un fameux week-end, ils avaient fait les choses en grand, les organisateurs, des gentils, pas si gentils que ça. Racisme ou pas, c’est un métèque qu’ils avaient raflé, un maniaque asocial, il paraît. La police l’avait filé, avait guetté ses manies à travers le judas, ses moindres faits et gestes. Pas compliqué de trouver quelque chose de bizarre, donc de répréhensible, dans le comportement de l’individu qui se sait suivi, et qui, se sentant suivi ne peut que répondre à ce qu’on attend de lui : se comporter comme un fugitif. Et qu’est-ce qui amène quelqu’un à être un fugitif, si ce ne sont des choses pas très nettes et autres actes malfaisants qu’il a commis ? Le gars en question, ils l’avaient alpagué pour le juger. Facile, car se sachant coupable, et du pire crime qui soit de lèse majesté, il s’était en quelque sorte constitué prisonnier, façon de se tirer l’épine du pied.
Bon, ça date pas d’hier, comme on disait en Égypte, et Allah merci, dont on ne sait ni de qui, ni de quoi, c’en est fini de ces antiques méthodes de sauvages. Les modernes font mieux et le font de façon si expéditive qu’on ne peut regretter ces temps révolus des révolutions de palais, où des olibrius se couronnaient, sous prétexte qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Affiches, tracts, bouche à oreille et téléphone arabe, la billetterie avait été dévalisée en deux temps trois mouvements. Faut dire que l’affiche putassière à souhait avait été d’une rare éloquence. Question pub, on ne fait pas mieux aujourd’hui, et si Internet et les déambulateurs avaient existé à l’époque, sûr que Gaspard, Balthazar et leur vieux pote Melchior seraient venus assister au spectacle avec d’autres grands de ce monde d’alors.
Ah, la belle époque où les exécutions se déroulaient en place publique !

Dès l’entrée en matière (tableau 1 : « Pris sur le fait », mais quel fait ?), la foule s’était bruyamment et civiquement exprimée : « Salaud, métèque, crapouilleux, crapule, aux chiottes, retourne dans ton pays, sale nègre, nique ta mère ». Au VIe tableau (“flagellation et couronnement d’épines”), la foule s’était déchaînée contre le pauvre hère enchaîné. Au VIIIe tableau, les forces de l’ordre avaient dû contenir des éléments en colère qui huaient violemment un stupide inconscient désireux d’apporter de l’aide au condamné. « Il a rien fait, le bougre », avait-il gueulé. « Mais si, mais si ! » avait éructé la foule avant de lancer à son adresse : « Vendu, sale traître, les cocos au pilori, gougnafier ». Lequel inconscient, selon les autorités, avait été placé en garde à vue. Pour sa protection. 
Le clou du spectacle ? La mise à mort de l’infâme, plus crucifiction que crucifixion. Avec les clous volontairement grossiers, mais habilement forgés pour qu’ils présentassent maintes épineuses échardes aptes à transformer en charpie la chair juteuse des mains du supplicié. Un triomphe, une exultation, une liesse joyeuse auquel le tohu-bohu vite calmé de quelques agitateurs réfractaires au bon ordre ne fit rien. Les grandes douleurs qu’éprouvent les condamnés émoustillent ceux qui ne le sont pas : rapidement ils taisent leur silence coupable pour se laisser aller à la joie d’être du bon côté, celui des juges, du bon droit et de la côte d’agneau aux flageolets ou du couscous royal. Quel vacarme, quelle clameur, qu’un son et lumière hors pair joint à des effets spéciaux dantesques avaient fait redoubler d’éclat. Bref, un joyeux bordel.
Avec l’épisode pleureuses (XIIe et XIIIe tableau), je n’avais échappé à l’infarctus que grâce à des boules Quiès habilement manufacturées à base de cire d’abeille, promptement introduites dans la bouche des mère, maîtresse et comparses du supplicié. Si les décibels avaient certes baissé d’un ton, je n’avais pas pour autant réussi à renouer avec le silence auquel tout un chacun a le droit pendant le week-end.
Et si, pris d’une volonté expiatoire, il avait pris au condamné la fâcheuse idée de prolonger son agonie, ou, résultat similaire, si un des bourreaux, par taquinerie, s’était ingénié à ne porter aucun coup fatal dans l’instant ? Horreur !

Cette aventure m’avait tué. Aussi, et les pouvoirs en place n’ayant nullement l’intention de perdre les subsides qu’occasionnaient ce type de spectacles, j’avais décidé de passer, désormais, mes longs week-ends dans un coin tranquille de ce qui deviendrait, beaucoup plus tard, le département de la Loire, où avec Ponce, un romain, ami de longue date, qui possèdait une villa sur les pentes du crêt de la Perdrix (un coin d’où il tire son patronyme), nous pensions élaborer un projet touristique autrement intéressant. Comme moi, il ne supportait pas plus le vacarme des ouvriers, les piaillements de la foule excitée et les cris des suppliciés, cependant moins que le fait de ne toucher aucun subside lié au spectacle des exécutions. Pour le lieu, on avait pensé aux Balkans, ses vastes plateaux, ses étés torides, la tenue exemplaire des autochtones qui ne braillent ni n’applaudissent à tout va et à tout rompre, notamment le silence. Ou quelque part du côté de l’Égypte, de la Libye ou de la Syrie, régions cependant moins boisées, ce qui en faisait un deuxième choix, bref, autre chose que la Palestine, pays de braillards indisciplinés. 
Les années 90 et celles qui suivraient nous paraissant comme étant promesses d’excellents crus, nous avions topé là.

Bachar Al Assad pète les plombs Le film rapporté par un pigeon voyageur américain équipé d’une caméra vidéo est sans équivoque. On savait  Bachar très énervé, mais d’apprendre par ses services de renseignements que son score n’avait pas encore atteint les 10 000 morts l’a rendu fou de rage.  Ce qui se comprend si on compare ce score médiocre à celui de son père, un bonhomme qui avait quand même une tout autre envergure et qui avait fait un score de près de 30 000 morts, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ce qui remet en question l’adage « Tel père, tel fils ».
Appelé au chevet du président Bachar al-Assad, Freud l’ONU, après mûre réflexion et analyse approfondie de la situation, a conclu que le comportement du président syrien était dû à un conflit avec son géniteur, le regretté Hafez du même nom, précédent président de cette Syrie qui fut un des berceaux de l’humanité. En conséquence, et si ce petit galopin de Bachar a été vertement grondé, Sigmund l’ONU, estimant que le seul vrai responsable était son père, a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de lui chercher des poux. D’un autre côté, se réservant le droit de retourner ultérieurement leurs vestes, si besoin, les chrétiens locaux l’ont absout momentanément de tout pêché,
Quant à ceux qui prétendent que la scierie court à sa perte, ils feraient mieux de jeter un oeil sur les carnets de commandes qui explosent, notamment celles concernant les planches en sapin.

Ô joie !  La Cour suprême israélienne ayant déclaré ce  mardi 21 février 2012 inconstitutionnelle une loi qui permettait aux juifs ultra-orthodoxes de ne pas effectuer trois ans de service militaire, comme leurs concitoyens israéliens, on peut être assuré d’une prochaine rencontre entre les ultras des deux bords. Gageons que des échanges fructueux auront lieu.
Rasera-t-on gratis ?