Cadavres sur la plage, os blanchis, chairs meurtries, pourries, arrête !

Me suis rendu chez l’écailler, sur le port. Il fait aussi dans le poisson, pas très original.
J’ai acheté un maquereau pour ma gentille petite morue qui les adore. Un vrai, l’œil vif, bleu comme un ciel de tourmente, frais comme un gardon. Le maquereau vivant, c’est fou comme ça sent la vie, c’est fou aussi le prix qu’il faut mettre, sans doute à cause du prix de la vie.
Barcasse empruntée, ramé, ramé ou nagé, comme disent les marins. C’est qu’il faut souquer dur pour atteindre le presque grand large, devenu bien étroit. Aux petits soins, la bête a retrouvé la forme. Je l’ai glissée dans l’eau.

La pêche, depuis que ça pollue à force que ces putains de bateaux qui viennent de Chine, du Japon et de partout ailleurs pètent et défèquent dans l’onde bleue qu’on a salée avec du sel de Guérande, la pêche, je l’ai plus. Les poissons crèvent la bouche ouverte, les moules leurs lèvres descellées, les autres leurs neurones bétonnés et le reste plastifié.
Non seulement on n’a rien contre une jardinière de légumes, mais on s’est régalés, ma petite morue et moi.

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