Le Brûlot péteur, je veux pas dire, mais y’a pas que lui qui fait dans les percussions. Faire dans la dentelle et dans la soie, j’adore. Alors la dentelle de soie, je vous dis pas.

Un rêve. Je suis malade, cloué au lit et me déféque dessus. Je me réveille : l’horreur. Jusqu’à ce que je me rende compte que ça n’est qu’un nouveau rêve dans le premier.
Je me rassure : ça n’était qu’un rêve, me dis-je, heureux de découvrir que ma litière est vierge de toute déjection et propre comme un sou neuf.
Du coup je me rendors, l’âme en paix, les intestins itou.

Erreur fatale !
Quatre heures du mat. Une odeur pestilentielle me réveille : je me suis proprement chié dessus. Proprement étant un euphémisme, on le comprendra. Je nage dans mes excréments, il y en a partout, jusqu’au plafond. Étrange, me dis-je, ne comprenant pas comment cela est possible. Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un anorexique, mais de là à ingurgiter plus de 5,48 m3de nourriture, ce qui correspond au volume disponible une fois défalqués mobilier, bouquins, poupée gonflable (dégonflée et roulée dans son emballage, son volume est de 1,2 litres) et moi-même… il y a des limites que ma raison refuse de franchir. Puce à l’oreille, je décide qu’il ne peut s’agir que d’un troisième rêve, imbriqué dans les deux précédents. Je me recouche, sans oublier, au cas où, de glisser quelques serviettes éponge sur mon drap du desous. Sans pouvoir retrouver le sommeil, du moins le crois-je, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il ne s’agit là que d’un quatrième rêve, imbriqué lui aussi dans les précédents.

N’en pouvant plus, je décide de me lever.
Biiiiiip – biiiiiiip – biiiiiiiip. Une alarme s’est déclenchée. Une bonne femme accourt, de blanc vêtu, portant des sabots en caoutchouc. Un stéthoscope au cou, un tensiomètre dans une main, une paire de seringues dans l’autre.
S’passe quoi ? me lance-t-elle d’une voix peu amène. Avec c’qui vous arrive, c’est interdit d’vous lever. On vous y a pas dit ?

On me la fait pas. Je sais que je suis en train de rêver, et c’est pas une andouille d’infirmière à la con qui va m’empêcher de me lever si je veux me lever. Et encore moins dans un rêve.
Alors que je la repousse (elle veut m’empêcher de me vêtir), je l’entends gueuler : Germaine, v’nez me donner la main, y’a l’abruti du 45, la péritonite, qui fait des siennes.
La dénommée Germaine se pointe. Quatre-vingt dix kilos, prix d’ami, ,des biscotos de fort des halles. La masse de chairs et de tissus adipeux m’enserre, m’immobilise, me culbute et me plaque sur le lit qui gémit, pendant que sa collègue me plante une aiguille dans le bras.

Merde, je m’ai gourré de seringue, l’entends-je dire avant de sombrer. Définitivement.

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