Les élections y’a que dans les pays libres qu’il y en a. Si on peut voté c’est qu’on est libre,  et on est libre a cause de nos aïlyeux qui ont fait ce qu’il fallait pour, alors faudré que ce soi obligé de voté et c’est comme sa qu’on sera encore libre, pas comme chez les arabes que quand ils vote sa veut rien dire a cause qu’ils save mème pas lire, mais ça les regarde. Je veux bien mais si c’est rendu obligé qu’on vote ça va faire quoi ? Déjà que des qui vote y’en a un paquet qu’est pas futé et ceux qui vote pas c’est pas qu’il voudrait pas mais ils save pas lire, si ça se trouve. Et si ils save pas lire pour qui il vont voté les analfabètes ? Je sai y’a les images alors on sait qui c’est a cause de leur tète en photo, mais quand mème, qu’on est mème pas sur que c’est leur vrai tète. Et vous croiyé quoi ? Et bien c’est pour le plus con qu’ils vont voté, c’est sur, a cause qu’entre cons on se reconnais et on se soutien. La preuve avec les éléctions qu’il y a eu avant, que c’est bien des cons qu’on été élu président. Aujourdhui un type comme Fillon, c’est qui qui le soutien ? Des cons que sans eux Fillon on en causerai mème pas, et qu’en plus c’est dans leur poche a eux que Fillon il se serre, qu’il serait écossé ou auvergnat que sa m’étonneré pas, ou mème israélite mais je crois pas a cause que si c’en été un il aurait le drôle de béret trop petit qu’ils porte pour montrer qu’ils le sont, que la chéchia c’est pas leur tasse de thé.

Moi je dis que pour voté faut comprendre comment ça marche tout ça, du genre l’état, les impos et tout le bataclan, les assemblés et tout, l’économie aussi, les écoles et la santé. La santé je connai, y’en a qui dirons, je veux bien mais c’est pas 2 ans passé a l’ombre qui fait qu’on a tout compris. C’est comme l’armé, les militaires avec leurs avions, les chars et le reste. Qui c’est qu’a fait l’armé chez les blancs becs ? Et chez les gonzesses, comme le fille Lepène, elle la fait son service pour y comprendre quelques choses a la défence nationale ? Vous la voyez devenir le chef des armés ? Du coup pour voter faudrai qu’on ai fait son service militaire sinon c’est pas la pène.
Puis ça serai pas plus mal qu’on pourrai voter que si on paiyerai. En espèce, c’est mieux pour les candidats. Faudrai passé un examen des lecteurs qui serait paiyant, qu’il y ai pas des bouseux ilétrés ou des qui cause mème pas français, y’en a, ou encore des qu’on pas un sou vaillant qu’ils vive de quoi, je vous le demande, de rapine, des voles à la tire et même avec tir avec des armes qu’ils ont fait comment pour se les acheté ?

Bon, c’est le grand jour et on va a l’école ou faut aller pour glisser son buletin. Il te faut ton attestation comme quoi tu as fais ton service militaire, ton certificat d’examen de citoyen qui certifie la preuve que tu sais comment ça fonctionne tout ça, faut pas oublier les sous que tu glisses dans l’enveloppe avec le nom du candidat que tu veux qu’il sera président. Le vote faut pas que ce soit gratuit parce que sinon n’importe qui peut voté, tous les peigne cul, les bitniques, les zazous, les niacoués, les nègres et les arabes et les imigrés aussi qui faut pas qu’ils vote a cause qu’ils y connaissent rien, bref les bouches inutiles comme les étrangers. Alors que si tu paies et pas mal cher c’est la preuve que t’es pas un loquedu et que t’es pas de la raclure qui profite des largeurs de l’état.
Après que t’as voté, y’en a un qui ouvre l’enveloppe, un autre qui conte le pognon, un autre qui le range en le classant relatif à çui qu’on a voté, un autre qui compte les voix pour, etc avec en plus un qui remplit les godets et les autres qui les vide. Une fois un gars élu, on distribue le pognon a qui de droite. Ça a rien couté a l’état et tous le monde est content qu’on a un nouveau président, sauf ceux qu’ont pas voté pour lui et qu’ils ont perdu leur temps a faire un acte de citoiyèneté qu’a servi a rien, qu’ils auraient mieux fait de rester pénard au plumar ou au bistrot.
Moi je dis qu’il faut qu’il y a que 2 candidats au maximum, et si y’en a qu’un c’est encore mieux, qu’on peut aller faire le tiercé plutot que perdre son temps en allant voté pour un qui sera pas élu. Comme dans des pays ou ça marche du feu de dieu et que ça moufte pas.

Pour en revenir aux gonzesses, elles ferait mieux de rester au fourneau a cuire le poulet du dimanche, que les élections c’est toujours le dimanche après la messe ou avant pour les lève tot, que le bistrot il ouvre des le matin.

« T’es pas assez con pour qu’on t’élise président », on m’a dit.
« Ça, c’est encore à voir », j’ai répondu. « Votez pour moi, et vous verrez. »
Et vous savez quoi ? Ils ont voté pour moi, en masse !

Autour du 20 décembre j’ai été pris d’un trouble étrange. Qui a grandi le 24 au soir au moment du réveillon et s’est amplifié quand on a servi le foie gras. Sans un viatique, quelques verres de Sauternes que je me suis obligé de boire non par goût, mais par nécessité,  nul doute que j’aurais perdu connaissance.
Pour éviter tout embouteillage à cause des huîtres, du saumon, des escargots, du chapon aux morilles et annexes, j’ai  procédé à l’ouverture des vannes, fait le plein des écluses et ouvert les portes à flot, seule bonne façon de rendre les voies digestives opérationnelles pour la navigation. Ô combien de pinard il m’a fallu ingurgiter pour que l’opération se passe sans anicroche !
En même temps qu’une joie ineffable me gagnait, je sentais dériver les frêles esquifs portés par des flots chamarrés, les imaginais gagner l’étroit estuaire avant de plonger dans l’abyssale fosse des vécés. Un délice, que dis-je : une révélation. Pas de doute, me suis-je dit, Dieu existe.

Le lendemain, apéritif et repas substantiel pris comme il se doit, et l’extase ne m’ayant pas quitté, c’est un rien aviné que je me suis rendu à l’église pour m’ouvrir au curé de cet état de grâce.
Ému jusqu’aux larmes je suis entré dans la sainte demeure. Le curé était dans la sacristie. Parfum d’encens et de pastis.

Le temps de remplir deux verres pendant que je lui expliquais ce qu’il m’arrivait il a pris la parole.
« Rien de plus normal, mon fils, avec l’état d’ivrognerie dans lequel tu t’es mis. Ne sais-tu pas que l’alcool obscurcit la raison ? Moi-même… »

 

Je fauche les toisons
j’ébranche les torses
j’effeuille les mains
je pourfends les crânes
j’arrache les coeurs
je moissonne les vivants

Je m’abreuve aux fleuves vermeils

J’étanche ma soif de gloire
aux râles de ceux que je condamne
je me nourris de la souffrance
des suppliciés que j’achève
j’ensemence la haine
j’arrache la vie à la vie
je distille la mort

De cadavres me rassasie

D’Asma si belle je m’enivre
de Hafez, Zein et Karim je suis fier
de mon statut je tire profit
j’ai tout pouvoir sur mes sujets
à mes pieds tremble le peuple
la terreur est mon triomphe

De mensonges me repais

La grandeur est ma fortune
le courage est ma nature
la puissance ma raison d’être
Je suis brave et méritant
clairvoyant dans mes décisions
j’honore Hafez mon père
le dépasse pour m’en montrer digne
Je suis Bachar
le porteur de bonnes nouvelles

Je crois en Dieu, je crois au Père Noël, je suis un bon chrétien et un bon citoyen.
Moi, et c’est au cas où ma fille me ramènerait un bâtard à la maison, je suis pour l’avortement.
Moi, et c’est au cas où ce bâtard devait survivre à cause de ceux qui sont contre l’avortement, je suis pour la peine de mort.

— Tu fais dans le terrorisme Mohamed ?
— Pas vraiment, mais faudrait pas grand chose pour que je m’y mette.
— Parfait. Tu es éligible.
— C’est à dire ?
— On va te fourguer dans un de ces centres qu’on vient d’ouvrir pour laver vos cerveaux malades. Tu as juste à être d’accord. D’accord ?
— D’accord. J’attendais juste qu’on me donne les moyens de me radicaliser. Voilà, c’est fait, merci.

 

Si je lis le journal ? Faut bien se tenir au courant des actualités, croyez pas ? Alors voui da, je lis le journal, et non content de le lire, j’écoute aussi la TSF et ce nouveau machin qu’il y a des images qui bougent et où ça cause sauf si ils font grève, eux ou le DF, des feignasses ceux-là.

Je lis le canard, c’est acquis. Mon préféré, c’est AUJOURD’HUI, y compris çui du dimanche avec  son magazine AUJOURD’HUI M’SIEURS DAMES où c’est qu’on apprend plein de trucs, du genre comment être heureux et se débarrasser des insomnies, des kilos superflus ou des poils, et pas se laisser emmerder par les mioches. Et c’est en lisant tous les jours le journal que je m’ai rendu compte des erreurs et pire, des mensonges et encore pire, des conneries que ça leur arrive de nous embobiner avec, comme les statistiques, qu’on se dit que ceux qui y écrivent ils feraient aussi bien de faire de la politique. Sauf que c’est pas le jour même qu’on s’en rend compte, faut pas rêver, c’est le lendemain, donc le jour d’après de celui qu’il est sorti tout frais imprimé de la veille du lendemain en question.

Alors question confiance dans ce que narre la feuille de chou, autant dire que c’est nib. Qu’on t’annonce blanc pour lire le lendemain qu’en fait ils voulaient dire bis, que c’était une coquille, et que le surlendemain ça les gênerait pas d’écrire qu’en fait c’était pas bis mais carrément noir qu’ils voulaient dire, ça va bien. C’est à cause de pigistes qui pigent de travers, qu’on me dit, que va savoir si c’est pas à cause qu’ils sont payés au noir. Je veux bien, mais moi le baveux que je lis devant un petit noir au troquet du coin, c’est pas au noir que je l’ai payé, et pas avec un chèque en blanc. Le gars à qui c’est que je l’achète, c’est du sang pour sang bien de chez nous, un bougnat pour tout dire.

Bref c’est pour cette raison que dorénavant c’est plus le journal du jour où on est que j’achète, mais çui du lendemain. Et le patron du bistrot-tabac-presse, qu’il essaie seulement de me refiler en douce la mauvaise édition, j’aimerais bien voir ça !
J’achète mon canard du lendemain, j’en rafle un froissé de la veille qui avait cours hier, plus un déjà vermoulu du jour d’aujourd’hui comme ils disent à la TSF, je m’installe à ma table, je commande un petit noir, et crayon en main je compare et je prends note.
Ah nom de dieu, les âneries qu’ils peuvent raconter, les précisions à la con, les menteries qu’ils te balancent et les démentis même pas honteux qu’ils cloportent colportent !
Ceci dit, je dis pas le nombre de conneries que ça m’a empêché de faire. Comme pour les élections à titre d’exemple. Avec le journal du lendemain du jour en cours, çui que j’achète, je sais qui est élu président avant tout le monde. Dans le canard de la veille et ceux d’avant ils président prédisent que c’est Machin le prochain président, et quoi ? C’est Bidule qu’est élu et qui se retrouve à présider nos destinées, nous v’là beaux. Ben merde alors ! je les entends dire quand ils verront qu’ils se sont mis le doigt dans l’œil.
Et ça me sert à quoi d’être au jus avant tout le monde ? C’te blague, à faire des paris, pardi ! Le machin qu’il y a un écran avec des images qui bougent et où ça cause sauf si ils font grève ou que le vent il t’a bouzillé l’antenne rateau qui chope les ondes, vous croyez que je me l’ai payé avec quoi ? Maintenant ceux de la télévision, je me demande si c’est pas pire. Si on pouvait y enregistrer, quèque chose me dit que ça serait pas triste.

J’ai lancé une alerte. De toute ma force, en visant le plus haut possible. Je l’ai vue s’élever à tout berzingue. Elle est partie si haut dans le ciel que j’ai fini par la perdre de vue. Sûr et certain qu’elle avait atteint sa cible, je me suis détendu, heureux d’avoir rempli mon devoir de citoyen en dénonçant ce que quiconque aurait jugé comme étant dénonçable, car hors la loi.
Je me suis réveillé sur un lit d’hôpital. « Traumatisme crânien » m’a annoncé un toubib en uniforme, sans bien saisir ce qu’il me racontait. Il m’a affirmé ignorer ce que j’avais bien pu recevoir sur le crâne. Je n’en savais pas davantage.

Enfin une bonne nouvelle. Avec le gentil foutoir qu’il y a chez moi, j’aurais préféré une nouvelle bonne.
Mais diantre, quelle est cette nouvelle vous ois-je penser fiévreusement ?
Voici, voilà : j’ai passé plusieurs mois à écrire. Résultat : 6 bouquins publiés en juillet. Que je présente ici et là, à Faverges (Haute-Savoie) ce dimanche 28 août. Où j’attends qui ne pourrait pas résister au plaisir évident de me voir. Mais la vraie bonne nouvelle, c’est que je reprends du service afin de nourrir mes blogs affamés.

Alors, heureux ?

Si on se réfère aux (grands) principes de nos copains du 4¼ (ou Qatr-Qar) –ce pays mondialement connu pour accueillir la Coupe du monde de pétanque molle–, je suis, tu es, il ou elle est, vous êtes, ils sont, nous sommes dépravés. Car pour publier, vendre et lire des cochonneries comme Blanche Neige et les Sept Nains, il faut vraiment être de satanés pervers sexuel. La Neige en question, avec ses sept nains lubriques, ça doit faire un bail qu’elle n’est plus de toute blancheur, donc virginité. Une seule femme et plusieurs hommes, on pourrait penser que ça passerait, mais erreur, car ce sont des infidèles, nom d’une pipe de dieu.

Le quidam Qatr-Qari qui se la fait censeur, il pense à quoi quand il se baguenaude sur un âne et que les cahotements lui titillent l’entrejambe lui provoquant une roide érection ? Quelles images lui viennent lorsqu’une jolie biquette esseulée le regarde, énamourée ?
Et quand, priant avec ses coreligionnaires ce dieu à qui il fait dire connerie sur connerie, il reluque la tripotée de culs lascifs qui lui font face, que se passe-t-il sous son manteau de laine vierge qu’on appelle là-bas burnes-out ?
Las, las, leurs baudets et caprins laissés choir, que de cartes du Qatr-Qar dessinera-t-il dans sa couche, parfois aidé d’un compagnon qui rêve de s’envoyer en l’air avec une nana affriolante.
Ne s’en passerait-il pas de belles et bien grasses histoires entre ces hommes frustrés, gardiens de la vertu, de bien belles à noter dans les annales.
Mais ne nous y trompons pas : les porcs, c’est nous, pas eux, dont le visage respire la sérénité, la probité, la bonne moralité. Ni stupre, ni vilainies, ni déviances sexuelles. Celles-ci ne sont permises qu’en leur paradis.

Reconnaissons que le vice a pris ses quartiers chez nous. Pour nous en persuader, il nous suffit de parcourir avec lucidité les ouvrages que nous avons à notre disposition, et pire, à celle de nos chérubins. Entre Martine à la mer d’un érotisme époustouflant (la salope !) ; Tintin et Milou qu’on se demande ce qu’ils bricolent à la fin de chaque album une fois rentrés chez eux ; les Dupont inséparables (et pour cause) ; Bibi Fricotin qui fricote quoi  avec son petit copain Razibus Zouzou ? les pieds Nickelés (des escrocs et des voleurs qui mériteraient qu’on leur coupe les mains et le reste, ce qui les empêcherait de passer les leurs au cul des bourgeoises) ; le capitaine Haddock (un poivrot notoire qui ne pense qu’à sauter quelque douairière) ; etc.  Oui, nous somme dépravés, je suis dépravé.

Leur morale d’un autre âge, aux Qatr-Qari, je m’en tape, je m’en branle, je m’en bats les couilles en neige, je m’en astique le chinois, bref je n’en ai rien à secouer.
Et puis diantre, qui c’est-i qui a inventé le sexe et qui a créé la femme et ses trounichons aux troubles fragrances qui la rendent si désirable ? C’est le plombier ? le facteur ?
Puis au Qatr-Qar, les mâles ayant de quoi satisfaire leurs besoins sans l’usage d’une quelconque femelle, qu’est-ce donc qui les empêcherait de les éradiquer purement et simplement ?